L’hiver arraché comme un bandage
Posté par traverse le 30 janvier 2007
L’hiver arraché comme un bandage des yeux, trop de lumière tombe soudain dans le sang. Je reviens à petits pas vers un continent de soleil, tête haute comme on se dresse devant la peur. Les mots déçoivent les enfants qui parlent de mensonges. Cette nuit j’écoute l’accalmie, lèvres scellées sur le souffle et la langue muette de la désolation. De moins en moins de mots et ses mains dénoncent le matin à la rescousse d’une nuit en désordre dans le lait du sommeil.
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