Gérard Adam, de r’tour!

Posté par traverse le 30 août 2009

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Roman, 2009 En couverture : photo de Gérard Adam. 762 pages. ISBN: 978-2-930333-27-4  30 EUR

C’est au rendez-vous d’un roman-fleuve que Gérard Adam nous invite dans ce Qôta Nîh où l’auteur tresse des chapitres sans cesse relancés par la méditation des personnages, les croisements de lieux et de temps…L’inspiration est au rendez-vous, le foisonnement ne manque pas, l’audace se pose comme une évidence et une nécessité pour l’auteur (…cf.La littérature à l’estomac de Benjamin Perret).

Il fait claquer, dans des chapitres où la seule liberté de raconter compte, le silence honteux de la plupart qui ne savent comment accueillir et en même temps critiquer, interroger, mettre en débat l’Islam, ses impasses et ses provocations et un catholicisme de plus en plus en déserrance, comme attiré par le vide et comme soucieux de se remplir encore des illusions que l’on croyait d’un autre temps. Vatican n’a de cesse, semble-t-il, dans un projet d’extrème radicalité, de pousser hors l’Eglise les croyants de bonne volonté. L’auteur nous permet également d’accompagner l’éblouissement de certains, de rencontrer la foi des autres, de renvoyer le croire au penser, de ne pas se laisser enfermer dans le silence des compromis infinis.

Dans le roman, cet Islam si controversé, attaquant les musulmans dans leur chair et leur devenir, n’est jamais nommé. Il se transforme en une religion, des situations, une sémantique imaginaires. Cela permet de s’approcher au plus près de la vie qui surgit de tout cet univers romanesque encore plus volontiers et d’entendre des personnages qui ne nous prennent pas pour les béni-oui-oui du dialogue (forcément entre monothéismes excités et dans l’exclusion d’un libre-penser) ou des enfants de choeur de la parole vide que signifie souvent la nébuleuse interculturelle.

Mais ce roman, c’est aussi une histoire d’amour, une suite de réflexions sur l’art de la médecine, une avancée dans la matière des chairs qui se décomposent sous le souffle déléthère des intégrismes, une balade dans un monde en paradoxe permanent et qui se découvre fasciné par l’hypothèse tangible de sa disparition…

DS

                                                          °°°

Les éditions MEO sont heureuses de vous présenter leur dernière parution : Qôta Nîh . Un roman de Gérard Adam, avec lequel  l’auteur met un terme à huit années de silence qu’il s’était volontairement imposées.

Qôta-Nîh, le “Pays des eaux”. Île où une civilisation originale fondée par les jumeaux mythiques Medvâm et Gamgô a longtemps coexisté en syncrétisme avec deux religions importées.
Qôta-Nîh, devenue île paradisiaque pour touristes fortunés.
 

Qôta-Nîh, emportée par l’épidémie intégriste qui infecte le monde. Sur les “Bâqi”, pentes abruptes au pied de falaises, se sont réfugiés les survivants de la folie assassine qui a empoisonné les eaux de la lagune. Parmi eux, le “qîvar” Deïrnér, chef des thérapeutes et référent spirituel du peuple qôtanér. Deïrnér, qui commue en rêveries ce qu’il n’ose plus considérer comme une méditation. Deïnér, enlevé avec celle qui deviendra sa disciple pour prodiguer ses soins au chef des “fanatiques” réfugiés dans les grottes de la montagne.Bien loin, en Occident, Bruno traîne une jeunesse aussi dorée que désabusée à la fac de Droit, s’encanaille dans un bistrot minable, décoche sa verve sur tout ce qui passe à sa portée.

Jusqu’au jour où l’amour le sidère. Au jour où un attentat fomenté par des intégristes, lui aussi, l’emporte dans un noir tourbillon.Trait d’union entre les deux, Jean, philosophe désenchanté, ami de l’un et demi-oncle de l’autre, venu achever ses jours et chercher la sérénité à Qôta-Nîh, le paradis sur terre où il a vécu son enfance. Jean dont “les cahiers”, après sa mort, ont abouti entre les mains de Bruno. Des cahiers qui nous apprennent tout de Qôta-Nîh, sa langue, sa culture, sa légende fondatrice, sa marche forcée vers le modernisme et les événements qui l’ont fait basculer dans l’horreur. Jean, dont le destin a peut-être déterminé celui de Qôta-Nih dans le “Gôn”, cette matrice des univers, d’où tout provient et où tout revient.

http://www.youtube.com/watch?v=yrcm4Pq8kLo

http://www.mode-est-ouest.eu

Ecrivain et médecin militaire, Gérard Adam a publié une dizaine de romans et recueils de nouvelles, ainsi qu’un carnet de route sur son expérience de casque bleu durant la guerre de Bosnie. Son premier roman, L’Arbre blanc dans la Foêt noire  (1988), a obtenu le prix NCR-AT&T. Il a été finaliste du prix Rossel en 1991 avec  La Lumière de l’Archange , ainsi que, à deux reprises, du Prix international de la nouvelle  Radio-France Internationale . En 2001, mal l’aise devant la dérive mercantile-people d’une édition française en rapide mutation vers le book-bizness, il avait décidé de prendre du recul et de ne plus publier, tout en continuant à écrire.

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« Interdit de mémoire » de Ana Fernandez

Posté par traverse le 30 août 2009

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Photo,Jean-Claude Legros

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« Fragments de mémoire » avait été  publié il y a deux ans à Buenos-Aires et aujourdd’hui, « Interdit de mémoire » (Luc Pire, septembre 2009) sera présenté au public le 25 septembre ( Centro Gallego, ubicado en la Rue Volgaert 4, 1060 Bruselas, a las 19.30h ).

Depuis plus de 20 ans, je connais Ana Fernadez…Poète, prosatrice, nouvelliste, romancière, elle a dû quitter l’Argentine en 1978 et n’a cessé de manifester sa présence dans la mémoire éffilochée des exilés d’une époque où la guerre était froide et les dictatures ordinaires

Elle m’a demandé une préface, nos temps donc se relient ici…

Elle vient de me communiquer le programme de la soirée….

Literatura 1.

El día 25 de septiembre será presentada la versión en francés del nuevo libro de Ana Fernández. Su primera novela, Fragmentos de una memoria, llevará en su versión traducida el título Interdit de mémoire. El tema central del libro es el exilio, elemento autobiográfico, ya que la autora debió dejar la Argentina en 1978, para instalarse en Bélgica. La historia se interpreta como un manifiesto contra el olvido e intenta (en las palabras de la autora) llenar un vacío en la memoria colectiva.

Ana Fernández recibió en 1965 el Premio para la Poesía del Fondo Nacional de las Artes, así como el segundo Premio Poesía de las Ediciones Nuevo Ser en 2002.

La presentación tendrá lugar en el Centro Gallego, ubicado en la Rue Volgaert 4, 1060 Bruselas, a las 19.30h, precedida por una introducción a cargo de Daniel Simon.

Cine 2.

Durante los meses septiembre y octubre será proyectada en el centro Flagey la película Tango del director español Carlos Saura. Esta producción de 1998 relata la trama de un triángulo amoroso. Las fechas de proyección y los horarios podrán ser consultados en el sitio www.flagey.be.

Danza 3.

La Maison du Peuple en Saint Gilles será el escenario de una noche de tango organizada por la pareja “Gisela y Sergio” el día 12 de septiembre de las 20.30h a la 1.30h. Más información podrá ser consultada en el sitio web: www.giselaysergio.com.

Música 4.

La pianista argentina Martha Argerich ofrecerá un concierto acompañada por la Real Orquesta Filarmónica, bajo la dirección de Charles Dutoit, el día 4 de septiembre en el Bozar (Palacio de las Belas Artes). La orquesta nos interpretará piezas de Enescu, Schumann y Elgar. 5. El día 17 de septiembre a las 20.30h se presentará en el centro cultural Zuiderspershuis en Amberes el conjunto musical francoargentino Flores Negras. Consta de 11 artistas mujeres que proponen una interpretación diferente para el tango. La cantante Debora Russ actuará con el acompañamiento de cuatro violines, tres bandoneones, un piano, un contrabajo y un violoncelo.

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Quand vous serez …

Posté par traverse le 30 août 2009

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Quand vous serez au pied d’une ombre qui ne vous inquiète plus, que vous serez dans un instant avant un autre, que vous direz le temps du long silence qui vous précède et que vous suivez scrupuleusement depuis jamais, que vous ferez des choses si petites que vos doigts ne peuvent les toucher ni peser ce qu’elles valent, vos mains sont si légères maintenant que rien ne peut les tenir en place, elles sont loin déjà dans le souvenir qui envahit sans cesse vos caves temporales, elles posent sur les ombres des touchers amicaux et vous allez, emporté dans de vastes endroits qui sont des villes, des chambres et des amours que vous avez laissés dans des histoires communes quand vous alliez encore dans des romans et des images, convaincu de ne rien y comprendre.

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