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Ecrire une nouvelle

Posté par traverse le 29 décembre 2010

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« Ecrire une nouvelle, c’est « refuser d’écrire ce qu’il y a autour d’elle », se contraindre à la « parcimonie », au « nécessaire ». Un idéal de perfection sèche que rejette le roman : « Il utilise tout ce qui l’entoure. » »

Georges-Olivier Châteaureynaud (Le Corps de l’autre, Grasset)

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Récits d’ateliers d’écriture

Posté par traverse le 27 décembre 2010

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Le dernier numéro de Parenthèses en date (novembre 2010) offre une suite de témoignages d’ateliers d’écriture. On y perçoit toutes les tendances, les expériences qui se confrontent sans s’être rencontrées factuellement…On y lit aussi, et c’est ce qui me semble le plus intéressant, un souci de raconter la séance d’atelier qui est en jeu.

Raconter la littérature, raconter l’histoire, raconter la physique, raconter,non pas en prenant l’air navrant d’un conteur inspiré ou d’une conteuse convaincue de transmettre des secrets que l’on trouve dans des livres à cinq balles, non, raconter, faire un récit de ce qui est advenu et qui n’est transmissible qu’en racontant l’histoire de ce qui ne s’est pas passé. Autrement dit, et nous le savons, il s’agit de construire l’histoire de ce qui ne s’est pas passé comme nous le racontons mais qui doit être raconté comme nous le faisons pour que cette expérience ne glisse pas dans le néant.

Cette façon de raconter ce qui n’a pas eu lieu pour se souvenir de ce qui a eu lieu rencontre une des questions fondamentales de la littérature et probablement, de ce qui se passe, parfois, dans le cadre des ateliers d’écriture.

Enfin, on retrouve Réjane Peigny qui prend d’autres directions dans sa vie et quitte l’animation de Kalame pour passer le relais à Milady Renoir qui, n’en doutons pas, saura tenir la barre avec fermeté et animer la Maison Kalame grâce à une personnalité bien trempée et accueillante. Bon voyage à l’une et bienvenue à l’autre !

A découvrir :
pour abonbement et cie: www.kalame.be ou www.indications.be

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La trêve des épandages

Posté par traverse le 26 décembre 2010

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Sans nier l’enneigement, le verglas, les difficultés diverses que notre pays, comme l’Europe, traverse, il est jubilatoire d’entendre et de voir nos journalistes sur le front de neige, les femmes en foulard sur fond de chutes, en, clignant des yeux et en prenant la distance, la sémantique est identique, comme la gestuelle, à celle d’un reportage de guerre. Les mots « drame », « terrible » revenaient sans cesse, comme une plainte enfin libérée.

La Belgique a eu chaud, grâce à cette vague de froid, nous voilà convaincus que quelque chose se passe vraiment. Et avec ou sans sel, nous sommes tous ridicules dans la grande boîte pleine d’ouate, à marcher comme des Empereurs désorientés…

Magnifique comme la morale saisit la moindre vétille, la bourrasque la plus ordinaire, la neige tout-à-fait hivernale pour nous renvoyer à l’essentiel…Que vais-je devenir, moi, abandonné dans mon aéroport alors que je voulais fêter Noël …(à Londres, Madrid, Lisbonne,…), que vais-je devenir alors que le monde m’abandonne, que la Stib, les TECS, la SNCB, les aréoports laissent leurs passagers sans infos sur les quais? Démerdez-vous.

J’aime quand c’est clair et net, que les lissages de plus en plus infantiles de la com. et de la pub, qui nous prennent pour des veaux sachant à peine têter nous laissent comprendre que Le Contrat de gestion de ces sociétés n’a pas prévu de prendre en compte la relation à la clientèle. Juste sa mobilité et ses tickets paiements. J’adore…les cacophonies pédagogiques, j’adore la tête d’ahuris des touristes qui se donnent des airs de réfugiés, j’adore.

Mais la maman de Monsieur Johan va mieux, le Roi a parlé, il est temps manenekes, et nous en avons marre de faire semblant de croire que celles et ceux-là se respectent, ont confiance, s’écoutent. Ils se conchient d’heures en heures, de jours en jours et nous allons, pour certains, à la rentrée, reprendre nos activités pédagogiques et expliquer aux jeunes générations ce formidable héritage de la Grèce classique, la démocratie…Et quand on va y fourrer son nez, on apprendra que les clients et les raccolages de sénateurs corrompus, ramenés à la corde au Sénat pour voter et faire nombre, étaient déjà bien installés dans la sarabande démocratique hellène.

M’enfin, reste de tout cela quelque chose d’un peu praticable, comme un beau Théâtre de marionnettes sans castelet et où les montreurs sont à vue.

« Tombe la neige… » et merci à cette belle blancheur de nous ramener à la constance des vraies questions: le sel, le sel, le sel…

Belle année!

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Lumumba, un fantôme de 50 ans

Posté par traverse le 23 décembre 2010

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50 ANS APRÈS L’ASSASSINAT DE PATRICE LUMUMBA:
VÉRITÉ, JUSTICE ET RÉPARATION POUR LE PEUPLE CONGOLAIS !

50 ans après son assassinat, le 17 janvier 1961, Patrice Lumumba reste le symbole de la lutte panafricaine pour l’indépendance du Congo et l’émancipation des peuples. Son combat reste une source d’inspiration à travers le monde. Premier Ministre du Congo nouvellement indépendant, élu démocratiquement par le peuple congolais à la grande surprise du gouvernement belge qui avait organisé les élections, il est assassiné six mois plus tard, ainsi que plusieurs de ses compagnons, dont notamment Joseph Okito, Président du Sénat et Maurice Mpolo, Ministre des Sports, parce qu’ils ont tenté de libérer leur pays du joug colonial et néocolonial.
De nombreuses preuves pointent la responsabilité entre autres des gouvernements belge et américain dans l’isolement puis dans le renversement anticonstitutionnel du gouvernement Lumumba, dans l’organisation de ces meurtres, et dans la mise en place du gouvernement de Mobutu, dictateur corrompu qui a servi les intérêts des gouvernements occidentaux et de leurs multinationales.
Nous estimons que pour la démocratie congolaise et pour la démocratie belge, il est essentiel que cessent la désinformation et l’impunité qui couvrent ces crimes contre l’humanité, et que les victimes et leurs familles, mais aussi les peuples belges et congolais, aient enfin droit à la vérité, la justice, et la réparation.

VÉRITÉ !

- Nous demandons que les archives coloniales soient ouvertes dans leur intégralité.
- Nous exigeons que ne persiste aucun tabou sur la responsabilité de l’Etat belge et des divers acteurs qui ont pris part d’une manière ou d’une autre à la mise à mort du Premier Ministre Patrice Lumumba et de ses compagnons.

JUSTICE !

- Ces crimes contre l’humanité étant imprescriptibles, il faut que justice soit faite. Nous soutenons notamment la plainte déposée par la famille de Patrice Lumumba visant douze Belges suspectés d’avoir participé à l’enlèvement, la torture et l’assassinat de Patrice Lumumba, et de ses compagnons.
- Les mécanismes qui entravent la souveraineté économique et financière de la RDC, réclamée par Lumumba, doivent être démantelés; la résolution du sénat belge du 29 mars 2007 sur la dette doit être mise en œuvre, et le pillage des ressources naturelles par les multinationales belges et étrangères doit cesser. .

RÉPARATION !

- L’Etat belge et les divers acteurs de ces multiples meurtres doivent reconnaître leur responsabilité et les assumer, soit spontanément, soit par l’action de la justice;
- Nous exigeons des autorités qu’elles mènent une politique active de réhabilitation de la mémoire de Lumumba et de ses compagnons qui ont lutté pour l’émancipation africaine, en corrigeant les manuels scolaires, en lançant une exposition sur ce sujet en 2011, en ouvrant un département spécial sur l’indépendance du Congo au Musée Royal de l’Afrique centrale de Tervuren, et en leur consacrant un lieu ou une institution facilement accessible à Bruxelles

- Conformément aux recommandations de la commission parlementaire belge de 2001 et aux promesses des autorités belges, nous demandons également la mise en place immédiate de la fondation Patrice Lumumba et sa dotation adéquate, incluant les arriérés.

REFUSONS L’IMPUNITE !

RENDONS HOMMAGE AUX COMBATTANTS DE LA LIBERTÉ ET L’INDÉPENDANCE !

SOUTENONS LA LUTTE DU PEUPLE CONGOLAIS POUR SA SOUVERAINETE, POUR L’INTEGRITE DE SON TERRITOIRE ET LA DEFENSE DE SES RICHESSES NATURELLES !

Pour appuyer ces revendications,
nous appelons à manifester

Dimanche 16 Janvier 2011, à Bruxelles.
Départ à 14h00 place du Trône (métro Trône),

Premiers signataires:

Organisations:

Collectif Mémoires Coloniales, CADTM Lubumbashi, CADTM Belgique, Oasis Ndjili, INTAL, LCR-SAP, Égalité, Dialoge des Peupes, Organisation Guyanaise des Droits Humains, Cercle des Amis de Lumumba, FNDP (Forum national contre la dette et la pauvreté – Côte d’Ivoire), Collectif des militants du Maroc de l’immigration d’Action et de lutte, Collectif « Venezuela 13 Avril », Mouvement International de la Réconciliation, l’Internationale des Résistant-e-s à la Guerre, Links Ecologisch Forum, Attac ULB, Respaix, Conscience Musulmane, Réveil des Consciences, LHAC « Laïcité et Humanisme en Afrique Centrale », Comité pour les droits humains, Collectif patriotes congolais, Collectif Aurora, Organisation communiste marxiste-léniniste en Belgique (OCMLB), A.P.P.EL. (actions pour la pensée politique de P.E.LUMUMBA), DIASPOC (diaspora congolaise), A.A.A. (association des artistes africains), ESPACE francophone, BEPEC (bureau d’études et de développement pour le Congo), Sans logis international, OK services , OK solutions, A.F.A.F (association des familles francophones), CERDEC (centre de recherche et de développement du Congo), FORUM NORD SUD, Le Parti Communiste d’Espagne, Fundacion IEPALA (España), COMAC, Red Mexicana de Acción frente al Libre Comercio (RMALC), PTB (Parti de Travail de Belgique), Collectif AURORA (librairie, St-Gilles),

Individus:

Elikia Mbokolo (historien), Adam Hochschild (historien), Guy de Boeck (historien), Jean Van Hees, Jean-Pierre Mbelu (Groupe Epiphanie), Balufu Bakupa-Kanyinda (Cinéaste), Paul-Emile Dupret (Parlement européen, groupe GUE/NGL), Ludo De Witte (auteur), Tony Busselen (esponsable pages internationales de Solidaire), Josy Dubié (Sénateur honoraire), Francine Mestrum (Global Social Justice), Bruno Jaffre (Coordinateur de la plateforme Vérité Justice pour Thomas Sankara), Antoine Tshitungu Congolo (auteur), Karel Arnaut (anthropologue), Guy-Patrice Lumumba (Cercle des Amis de Lumumba), Didier de Lannoy, Germain Mukendi, Albert Kisonga (Comité organisateur du colloque international de Charleroi sur la pensée de Lumumba), Lucas Catherine (auteur), Céline Caudron (porte parole de la LCR), Christine Pagnoule (membre d’ATTAC Liège), Théophile de Giraud (auteur), Brigitte Baptista, Vincent Lombume Kalimasi (écrivain), Maite Mola, Vice-présidente du Parti de la Gauche Européenne (PIE), Jean-Marc Helson (architecte), Jacquie Dever, Delforge Thierry, Nordine Saïdi (militant anticolonialiste – Mouvement Citoyen Palestine), Aude Bausmens, Akis Gavriilidis (traducteur), Raf Custers (GRESEA), Eric Pauporté (réalisateur du film « Mali d’or »), Françoise Gérard (membre de l’association des Amis du Monde Diplomatique), Irénée Domboué, AmadéI Henri, Daniel Gillard (Comité pour les droits humains ), Sami Boumendjel, Kasongo Maloba Dickens, Vincent Touchaleaume (Steg-UTG Cayenne), Georges Foy (écrivain – prof. NY University, membre PEN American Center), Daniel Simon, (écrivain, éditeur), Serge Simon, Anne-Louise Flynn, Claudine Gillet, Coeckelberghs Ralph, Dimoberzo Ngeya, Lise Thiry, Christian Carez (photographie ), Philippe Gielen, Carmelo Virone (écrivain), Jeanne-Marie Sindani (Présidente de l’Union des Patriotes de la Diaspora Congolaise (UPDC e.V.), Philomène Ekouma, Kalonji Carro Kassongo, Roger Somville (artiste peintre), Marc Somville (manager artistique), Lambert Okundji Lutula (Secrétaire cercle des amis de Lumumba), Iseewanga Indongo-Imbanda (Sociologue), Yalale, Luc Delval, Mete-Lobonza, Abbé Claude Okondjo, Serge Poliart, Joëlle Baumerder (Directrice de La Maison du Livre), Roger-Shimba Kankwende, Bertrand Terlinden, Mohammed Belmaizi (Défenseur des droits humains), André Berruer, Raoul M. Jennar (Consultant en relations internationales), José Fontaine (directeur de la revue TOUDI), Chris Den Hond (réalisateur militant), Ginette Bauwens (philosophe), Jean-Claude Englebert (Président du Foyer forestois), Herman de Ley (em.prof.), Olivier Mukuna (Journaliste), Christiane Lévéque (membre du collectif Mémoires Coloniales), Wende da Dese (enseignant membre du CAL), Veronique Bragard (UCL), Bernadette Renard, Ploumhans Madeleine (pensionnée, CADTM), Diagne Roland (porte parole du collectif Afrique – CA), Hughes Van Stichel, Anatole Atlas (Jean-Louis Lippert), Luhahi Jean-Marie, Soiresse Kalvin, Moïse Essoh (secrétaire exécutif du CODE-Cameroun), Lopez Mary, André Berruer, Francis Leboutte (ingénieur civil, objecteur de croissance), Philippe DeVillé (Professeur émérite à l’Université Catholique de Louvain (UCL), Professeur Invité à la faculté des sc. économiques, sociales et politiques IRES, Institut de Recherches Économiques et Sociales, UCL), Michel Ansay (Prof hreULG), Anne Ransquin (collaboratrice de Balufu Bakupa-Kanyinda), Enrique Santiago Romero Abogado (España), Toon Mondelaers (CvS Brussel), Vincent Robeyns (enseignant), Paul BLANJEAN (Secrétaire Fédéral, MOC VERVIERS), Marco Antonio Velázquez Navarrete (Secretario Técnicov Red Mexicana de Acción frente al Libre Comercio « RMALC »), Cinzia Donadelli (Roma, Italia), Tony Busselen (Solidaire), Jean Pestieau (professeur émérite UCL), Damien de Charrette, Jean Flinker (membre d’Attac-Bruxelles, enseignant).

Discours de Patrice LUMUMBA le 30 juin 1960

Discours de Patrice LUMUMBA, Premier ministre et ministre de la défense nationale de la République du Congo, à la cérémonie de l’Indépendance à Léopoldville le 30 juin 1960.

« Congolais et congolaises, combattants de l’indépendance aujourd’hui victorieux. Je vous salue au nom du gouvernment congolais…

…A vous tous, mes amis qui avez lutté sans relâche à nos côtés

… Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des nègres

…nous avons connu que la loi n’était jamais la même, selon qu’il s’agissait d’un blanc ou d’un noir…

Qui oubliera, enfin, les fusillades où périrent tant de nos frères, ou les cachots où furent brutalement jetés ceux qui ne voulaient pas se soumettre à un régime d’injustice, d’oppression et d’exploitation ?… »

« A vous tous, mes amis qui avez lutté sans relâche à nos côtés, je vous demande de faire de ce 30 juin 1960 une date illustre que vous garderez ineffaçablement gravée dans vos cours, une date dont vous enseignerez avec fierté la signification à vos enfants, pour que ceux-ci à leur tour fassent connaître à leurs fils et à leurs petits-fils l’histoire glorieuse de notre lutte pour la liberté .

Car cette indépendance du Congo, si elle est proclamée aujourd’hui dans l’entente avec la Belgique, pays ami avec qui nous traitons d’égal à égal, nul Congolais digne de ce nom ne pourra jamais oublier cependant que c’est par la lutte qu’elle a été conquise, une lutte de tous les jours, une lutte ardente et idéaliste, une lutte dans laquelle nous n’avons ménagé ni nos forces, ni nos privations, ni nos souffrances, ni notre sang . C’est une lutte qui fut de larmes, de feu et de sang, nous en sommes fiers jusqu’au plus profond de nous-mêmes, car ce fut une lutte noble et juste, une lutte indispensable pour mettre fin à l’humiliant esclavage, qui nous était imposé par la force .

Ce que fut notre sort en 80 ans de régime colonialiste, nos blessures sont trop fraîches et trop douloureuses encore pour que nous puissions les chasser de notre mémoire.

Nous avons connu le travail harassant exigé en échange de salaires qui ne nous permettaient ni de manger à notre faim, ni de nous vêtir ou de nous loger décemment, ni d’élever nos enfants comme des êtres chers. Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des nègres. Qui oubliera qu’à un noir on disait « Tu », non certes comme à un ami, mais parce que le « Vous » honorable était réservé aux seuls blancs ?

Nous avons connu nos terres spoliées au nom de textes prétendument légaux, qui ne faisaient que reconnaître le droit du plus fort, nous avons connu que la loi n’était jamais la même, selon qu’il s’agissait d’un blanc ou d’un noir, accommodante pour les uns, cruelle et inhumaine pour les autres. Nous avons connu les souffrances atroces des relégués pour opinions politiques ou, croyances religieuses : exilés dans leur propre patrie, leur sort était vraiment pire que la mort même. Nous avons connu qu’il y avait dans les villes des maisons magnifiques pour les blancs et des paillotes croulantes pour les noirs : qu’un noir n’était admis ni dans les cinémas, ni dans les restaurants, ni dans les magasins dits européens, qu’un noir voyageait à même la coque des péniches au pied du blanc dans sa cabine de luxe.

Qui oubliera, enfin, les fusillades où périrent tant de nos frères, ou les cachots où furent brutalement jetés ceux qui ne voulaient pas se soumettre à un régime d’injustice ?

Tout cela, mes frères, nous en avons profondément souffert, mais tout cela aussi, nous, que le vote de vos représentants élus a agréés pour diriger notre cher pays, nous qui avons souffert dans notre corps et dans notre cour de l’oppression colonialiste, nous vous le disons, tout cela est désormais fini.

La République du Congo a été proclamée et notre cher pays est maintenant entre les mains de ses propres enfants (.) ».


…Quand je lis ce discours, je suis adolescent, c’est le temps des luttes d’Indépendance du Tiers Monde, des basculements géopolitiques…L’Histoire m’a appris aussi à quel point la tyrannie, la corruption et la lutte impitoyables des intérêts de clans font de ce pays une terre à prébendes pour les puissants de tous bords, congolais y compris…

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Coup de cœur, coup de coke

Posté par traverse le 23 décembre 2010

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Coup de cœur, coup de coke…Un livre court, une histoire troublante où l’auteur croise vécu et fiction, un coup de maître!

Alpiniste, poète, jardinier, consul Patagon, Jean-Claude Legros a publié des recueils de poésie, des récits de voyage ou d’expédition et de nombreux articles dans la presse montagne. Ses deux précédents romans, Shimshal et Hunza aux éditions Glénat, partagent tout son attachement pour le peuple et cette région du Nord Pakistan où il a vécu de nombreux mois.

C’est comme ça que l’éditeur, François Damilano, grimpeur, glaciériste comme on dit, a décidé de lancer une nouvelle collection pour gîtes et refuges de montagnes à lire dans la soirée avant la nuit et la suite de la marche…Une belle idée, deux titres déjà et un ami, Jean-Claude Legros, qui signe Coup de cœur, coup de coke, une aventure entre cocaïne et belle poudreuse…A vous de voir, à vous de lire.

Je sais aussi que c’est un éloge de l’amitié et un bras d’honneur aux moralisateurs étriqués qui font rétrécir le monde de jour en jour au nom de leur sacré respect et au droit de nous emmerder sans fin. L’hygiène morale ne cesse de nous bassiner les oreilles et Legros, nous met en scène une belle situation paradoxale, à lire d’une traite…

Ouvrage format poche : 10 x 18 cm.
104 pages.
Auteur : Jean-Claude Legros.
Préface de Catherine Destivelle.
Prix de vente public conseillé : 9,50 €.
En vente à partir du 20 novembre 2010.
En librairie et magasins de sports, ou directement à : jmeditions@wanadoo.fr.

http://www.petzl.com/fr/outdoor/news/actualite-produits/2010/11/15/nouveaux-romans-de-montagne-publies-par-francois-damilano

http://traverse.unblog.fr/2010/07/02/hunza-engloutie/ ( à propos de Hunza)

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