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Là-bas il y a de la lumière

Posté par traverse le 22 janvier 2011

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Centre culturel de Belem, Lisbonne, août 2010

Là-bas il y a de la lumière, dit-il.

Et il n’aimait rien tant que les ombres qui flambaient en lui.

Là-bas il y a de la lumière,

du lait pour ma bouche,

du vin,

des champs, des greniers, des caves,

des nuages en chemises de soie,

des lumières où flottent des ailes bleues,

des rivières de mousse,

des lacs sur des montagnes froides,

de la foudre pour mon toit,

des odeurs sous les ongles,

là-bas il y a de la lumière

et ici je demeure.

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Curieux dimanche 6 février/Sésame

Posté par traverse le 20 janvier 2011

Curieux dimanche 6 février/Sésame dans carnets page1
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Je me réjouis de vous retrouver à cette occasion. Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire…

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Abonnement MARGINALES

Posté par traverse le 17 janvier 2011

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…Les revues ont la vie dure: vont-elles durer? C’est la question de toutes les revues, leur obsession,leur statut…Cela ne dépend que de vous, sachant que la littérature s’essaye toujours dans ces habitacles étranges et en orbite de la vie générale de l’édition. Il faut pouvoir oser, expérimenter, se fourvoyer et recommencer…Abonnez-vous et faites un cadeau d’abonnement…Merci à vous, DS
« Quo vadis Belgica ? »

Parution en janvier 2011 du n° 277

Sous le titre « Quo vadis Belgica ? » et la vignette de Roland Breucker aux couleurs de la Belgique qui orne sa couverture, la dernière livraison de la revue trimestrielle MARGINALES est sortie de presse en ce début janvier 2011.

Elle accueille 23 textes inédits d’écrivains de la Communauté française de Belgique. On le sait, la vocation de la revue MARGINALES est de solliciter la réaction d’auteurs sur des sujets qui surgissent dans « L’air du temps », nom d’une des trois rubriques de la revue. Cette approche permet de solliciter le point de vue de l’artiste qu’est l’écrivain et d’ajouter celui-ci à tous ceux qui déjà s’expriment sous forme d’articles de presse, d’essais, d’analyses, de sondages et de débats politiques.

Parmi d’autres, Alain Berenboom, Vincent Engel, Philippe Jones, Corinne Hoex, Alain Van Crugten, Jean-Baptiste Baronian, Michel Torrekens (on ne peut tous les citer) donnent à entendre, grâce à MARGINALES leur voix singulière dans l’actualité. Peut-être y prêter attention ouvrirait-il des pistes inattendues ? Reflèterait-il des sentiments et des émotions que l’on n’entend plus ?

Ce numéro n’est pas le premier consacré à la Belgique : les précédentes livraisons mériteraient d’être revisitées à la lumière de la crise actuelle. Elles avaient pour titre : « La Belgique, stop ou encore ? », « Wallonie revue, Wallonie rêvée », « Les fla les fla les Flamands », « Vlaanderen voor Vlaanderen », « Le terme, vraiment ? » et « Dessine-moi une Belgique ».

MARGINALES est une revue trimestrielle dirigée par Jacques De Decker.

La revue est disponible en librairie (10 €) ou par abonnement
Abonnements : (30 € pour 4 numéros) par versement au compte ING 363-0537391-51 de MARGINALES (Pour les virements internationaux : IBAN : BE75363053739151 BIC : BBRUBEBB), avec en communication : « Marginales Abonnement », en mentionnant vos prénom et nom, votre adresse postale, votre adresse e-mail et le numéro à partir duquel vous souhaitez être abonné(e).

MARGINALES
c/o Vertige asbl
rue Théodore Verhaegen, 158
B- 1060 Bruxelles
Tel : +32 2 544 00 34
www.vertige.org
Tel. rédaction : 0478 43 49 37
Email : revue.marginales@gmail.com

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Dans le Parc

Posté par traverse le 7 janvier 2011

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( Certains de ces textes brefs ont été d’abord déposés sur ce Blog…Belle lecture)

Il se fait que j’habite près du parc Josaphat, un lieu magnifique, et que j’y croise étés comme hivers des promeneurs de tous les horizons. De ce parc est née l’idée d’un parc plus large : le Parc humain. J’ai donc mis en chantier – une tâche qui s’est étendue sur quatre années – ces textes brefs, la plupart écrits dans une distance que permet la poésie.

J’écris sur un monde qui me dérange, un monde qui me met à mal, me rudoie par sa violence, la dégradation de sa culture (de ses cultures évidemment), la rudesse des rapports qui frise le déni permanent. J’écris à propos de ce monde qui est celui auquel je collabore, je l’habite, le vis, l’observe, je tente de le comprendre mais il n’est pas certain que je l’aime à chaque fois.

Cependant, il me faut reconnaître à quel point le paysage n’existe pour moi que s’il est habité par cette dégradation. Et ce paysage est piqué ça et là de beauté, de grandeur. Il faut bien observer mais elles sont là : beauté, grandeur, des efforts de chaque corps pour tenir debout ; beauté, grandeur, des modestes se faufilant comme ils peuvent dans les plis de plus en plus serrés d’un tissu social qui choisit le vulgaire au nom du populaire.

Dans le Parc a été aussi l’occasion de tenir une sorte de Journal de bord d’un homme qui a largement franchi les frontières naturelles de ses croyances. Pas de désillusion pourtant mais l’abordage poétique d’un réel rugissant, où la littérature essaye de tenir le vivant au centre de ce qui semble se défaire.

Que ce soit des poèmes, de petites proses, des récits poétiques, des monologues, les textes de Dans le Parc est aussi le Journal de voyage d’un homme qui vit dans une Belgique, lieu idéal pour comprendre le monde.

ISBN 978-2-930333-38-0 148 pages 16 EUR.
Sortie officielle, 1er février – http://www.meo-edition.eu/catalogue.html

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Un mal ancien

Posté par traverse le 2 janvier 2011

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Conte

Des âmes bien nées avaient décidé de s’élever au-dessus de la mêlée. C’était leur raison d’être : vivre avec cette conscience que tout pourrait advenir, le mal en premier, chaque matin, et que chaque soir tomberait sur un peu plus d’entendement.

Cette assemblée majestueuse finit par devenir bien trop aérienne. Elle s’éloignait et commença à s’en inquiéter. Elle avait évidemment depuis longtemps trouvé des solutions aux joutes territoriales qui troublaient le pays.

La peur, la haine, le mensonge, l’exclusion faisaient rage tranquillement. Sans fusils ni grenades. Avec la défiance réciproque des frères ennemis qui ne se reconnaissent plus et qui vont dans la forêt s’embrocher en invoquant des dieux enragés.

Le pays se déchirait dans des semblants de rires, de fraternités et de rencontres sportives qui ne trompaient personne. Le mépris de ces hommes et de ces femmes entêtés et obtus faisait naître une colère qui allait tout salir définitivement. Il fallait trouver une sortie de secours, quelque chose qui vaille le déplacement, qui donne envie de se lever.

De là-haut, ce pays en triangle méritait une réponse hors du cercle ou du carré qui semblaient les seules formes reconnues. Il fallait profiter de cet écart triangulaire, en faire une forme parfaite, y inscrire des destins sans pareils, des vies assouplies au rustre usage des frontières et des lois.
Il leur fallait descendre sur terre, avancer les pieds bien ancrés. Rude affaire.

Ca allait mal, bien moins mal qu’ailleurs mais ce mal médiocre, sans envergure, sans ambition, glissait dans la vie de chacun. On souffrait, on se détestait, on se parlait du bout des lèvres, on se réunissait, on faisait des budgets aussi faux que la vie des gens qui s’éreintaient à survivre dans cette sauvagerie climatisée, mais ça continuait.

Noël passa, le gel recouvrait tout, chacun resta chez soi dans la chaleur des écrans et des cadeaux. Le printemps poussa vite du nez et des énergies nouvelles naquirent. Des forces brutales qui trouvaient embouchure dans chacun déboulèrent et trouvèrent leur cible : le temps.

Le temps manquait, il ne fallait plus trainer. Les affaires s’étaient lentement déplacées vers d’autres centres. Babel s’érigeait. Les encombrements de l’âme ne comptaient plus, chacun s’y mettait et lançait ses torpilles. Le temps s’était accéléré, les jours passaient dans une lisse glissade vers l’habitude du moins.

Un matin, la presse annonça une vague épidémique nouvelle, une sorte de choléra qui mettait à bas femmes et hommes un peu partout. Les ventres se crispaient, des tornades de douleur s’y déployaient et on se vidait lentement.

Une diarrhée générale déplaça les frontières et toucha les êtres les plus vigoureux. Bizarrement les vieillards et les enfants y échappaient. L’OMS déclara que cette incongruité médicale était due à la production d’enzymes excentriques. Le métabolisme adulte seul en fabriquait. Le mal était curable mais le temps pressait. Il fallut faire des choix.

La recherche accéléra le mouvement, on fit face au plus pressé. Les hôpitaux débordaient, les Ministres y allaient d’annonces en annonces parlant de plus en plus simple, jusqu’ aux inévitables « « ensemble dans le même bateau », « tous rassemblés dans l’épreuve », « unis dans le destin»,…

On se mit à y croire.Des idées nouvelles jaillirent, les combats d’hier s’étaient adoucis, de plus légitimes inquiétudes avaient surgi.

Des remèdes apparurent bientôt. Les décès ralentirent, et un matin, la bonne nouvelle éclata : le choléra était vaincu.

Le pays, hagard, se releva. Mais les habitudes des enfants et des vieux avaient été mises en place et les convalescents durent s’y faire. Le monde avait changé sans eux. Ils étaient encore trop faibles que pour s’y opposer.

Le temps passa lentement et ceux d’hier retrouvèrent de nouvelles vigueurs…

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Belle année 2011 qui semble comme un porte-manteau

Posté par traverse le 1 janvier 2011

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Belle année 2011 qui semble comme un porte-manteau qui regarde vers l’arrière qui doit être moins

pire que ce qui est devant, ou alors c’est peut-être un cygne aux plumes bien dressées…

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