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Dans le soleil des guêpes

Posté par traverse le 31 juillet 2011

Spinoza dit pour « je »: « notre corps », et pour « le monde », le « corps extérieur ».

Peter Handke, A ma fenêtre le matin.

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Dans le soleil des guêpes, la vie s’embrouille.

Elle dit d’une enfant qui vient d’écrire un poème: l’élevage est terminé.

Tous ces récits qui viennent et s’écrivent parfaitement loin de la table. A peine assis qu’ils redeviennent étranges et obscurs.

Lire en baissant la tête, la relever pour prendre son souffle et replonger.

Bien sûr écrire est une question d’enfance mais ne pas écrire?

Oui, la mémoire, une façon de se perdre dans le dehors de la vie, aller sur les bords.

Lire les journaux et savoir qu’il n’y a pas de raison.

La lenteur que je prends pour une forme de digestion du temps.

Ecrire: guetter quelqu’un et ne rien pardonner.

Un été gris pour traverser son propre coeur.

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Atelier d’écriture de récits de voyage

Posté par traverse le 30 juillet 2011

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Ecrire avant ou après, écrire pendant et que faire des notes ? Un voyage passe toujours par le rêve du voyage, et les photos et autres films ne suffisent pas à creuser le sentiment du voyage accompli ou projeté. Il s’agit à chaque fois de croiser des façons de se rendre là où on rêve d’aller confusément. Et l’écriture peut aussi passer par des formes métissées (sous la forme du Carnet de voyage).

En une soirée et un week-end, nous allons écrire ce fameux voyage qui nous capte et nous fascine.

Ecrire, coller, passer au montage, voilà les étapes que vous choisirez librement pour ramasser ces fameuses poussières de voyages qui font le chemin sur lequel nous allons…de notre chambre à l’infini.Ordinateurs, bidules numériques et autres machins TICS bienvenus.

Animé par : Daniel SIMON, écrivain, formateur et éditeur
www.traverse.be
Dates : vendredi 30 septembre de 18h à 20h
samedi 1er et dimanche 2 octobre de 10h à 17h

Public : adultes
Prix : 110 euros, acompte de 60 euros, possibilité de payer le solde en effectuant 1 versement de 50 euros ou 2 de 25 euros
Nombre maximum de participants : 12

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Le Saint et l’Autoroute, un roman qui ne perd pas la …farce.

Posté par traverse le 30 juillet 2011

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DS et GA à l’Association des Écrivains belges, 15 juin, 2011.
Présentation du Saint et L’Autoroute.
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Un écrivain est comme une énigme. On le prend pour un messager et il est le message : Pessoa quand il écrit Messagem, dans le relais de Camoes, par exemple. L’écrivain est ce chainon manquant dans la psyché humaine, il est cette forme de parole qui tente de faire entendre le silence de chacun et l’impossibilité d’atteindre cet endroit où tout est suspendu, le temps, la mort, l’illusion… Il est cet archiviste des situations ratées qui font l’histoire de notre humanité. Il est, dans tous les cas, aujourd’hui, une sorte d’athlète de l’inutile. Le réel s’accélère, les vitesses du monde le disputent au virtuel, le dérisoire est tragique et le kitsch, la forme morale du temps…Dans tous les cas, cet étrange comptable de l’hubris humaine est un ovni du dix-neuvième siècle tombé dans le vingt-et unième. Il a une place, mais elle compte si peu dans la panoplie des fonctions sociales…D’où, peut-être, cette liberté sans cesse ravivée que la littérature éprouve et met en jeu.

Gérard Adam, est de ces écrivains qui ont décidé de soumettre leur art au goût inextinguible de la liberté. Cette capacité de prendre en charge toutes les formes de récit s’est encore accentuée depuis Qôta-Nih, son œuvre-somme publiée en 2009 chez le même éditeur et qui faisait état des soubresauts, des agonies et des coups de reins érotiques et joyeux d’une époque condamnée à l’excès. Il y a une par des Ténèbres (1) de Conrad dans ce livre, un sombre voyage dans les marasmes et où la beauté soudain apparaît comme une évidence baroque : elle met le récit en perspective et des effets de miroitements naissent grâce à sa présence.

Dans Le Saint et l’Autoroute (2), Gérard Adam change de cap, et pourtant, une même inquiétude traverse le livre : la question du Mal, l’écrasement des êtres dans leur médiocre et joueuse habitude de vivre, qui est probablement une des formes du courage d’exister la plus répandue. Il installe son opus dans un petit village, Orsennes, tranquille et magnifiquement banal mais où aboutit en impasse une autoroute sans objet. Un homme, Armand Garret, représentant en montres Smash, entre dans ce paysage. Il est à l’image du lieu, sans énigme apparente, bon vivant et amoureux d’opérette. L’occasion de son entrée en scène : une panne de voiture un vendredi soir à l’entrée d’Orsennes. Il cherche abri, auberge et bon feu. IL apprend très vite les incongruités qui font la fortune du lieu : l’autoroute, bien sûr et un saint martyr que l’on fête justement dans le temps du week-end de son arrivée forcée.

Ce Saint n’est sans doute qu’une légende…Mais nous voyons entre en scène des personnes que Maupassant n’aurait probablement pas reniés : un ancien curé transfiguré en druide pour l’amour d’une naine de jardin, un successeur aux tendances intégristes, un certain philosophe champion de l’athéisme, un adepte génial du petit salé, un bourgmestre grand maître de la confrérie des Gras Couchés qui use de la force tranquille des dictateurs de province pour faire tourner son manège électoral, quelques joueurs de couillon et une fée incongrue promise à un handicapé mental…Dans ce faux polar où l’auteur joue avec volupté en certains endroits avec les lois du genre, apparaît la commissaire Alizée Trouillot, flic à contre-emploi, qui hérite d’une enquête pas banale à son retour de vacances. Crime, enquête, suspects et coupables…Tout y est, l’humour en plus et une certaine légèreté qui fait d’une œuvre de divertissement peu à peu un prétexte à une méditation-promenade dans les lisères d’un régionalisme « surjoué »…

Gérard Adam nous balade dans une humanité qu’il connaît, c’est aussi celle de sa région natale et il nous fait des signes de connivence réguliers, façon de dire qu’il n’est pas dupe : ceci est un roman, une empoignade avec le réel sous la forme pacifique que seuls les romanciers peuvent entreprendre. L’ironie, même silencieusement méchante, n’est pas un sentiment que l’auteur ignore dans le chef de ses personnages…Ils sont grotesques, lourds parfois comme les vanités des petits, mais justes comme des héros anonymes : nécessaires à la marche du monde et invisibles souvent quand on commence à les scruter.

La force de Gérard Adam, dans toute son œuvre, c’est de laisser entrevoir ce qui nous emble parfois si lisse, si commun et d’en faire une varieta ou une tragédie. Souvent les deux enchâssées l’une dans l’autre. Et dans Le Saint et L’Autoroute, l’auteur s’amuse littéralement à nous convier à une farce qui grince, ruine et balaie dans des situations où fument les plats de la nostalgie d’un temps où le temps prenait le temps. Et puis, l’auteur le sait, la règle d’une bonne dramaturgie, c’est la concentration d’un temps, d’une action et d’un lieu et le déplacement de ce qui semble grave vers une certaine légèreté…de l’être.

Daniel Simon

1- Au cœur des Ténèbres, Joseph Conrad, Mille et Une Nuits, Paris, 2008.
2- 2. Le Saint et L’Autoroute, Gérard Adam, MEO Editions, Bruxelles, 2010.

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Le souci du détail

Posté par traverse le 30 juillet 2011

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Où Jean-Claude Legros, manie l’amitié, l’humour et un certain sens du dérisoire pour tenter de cerner Dans le Parc comme il l’entend…Que les trois vertus évoquées plus haut m’habitent pour le remercier…

Il est faux de croire que tout un chacun se sente bien à sa place sur un plateau de télévision malgré cette sorte de notoriété que ce passage lui confère (J’vous ai vu à la télé), malgré cette petite titillation orgueilleuse – qui parfois donne la chair de poule, après coup, lorsque l’on revoit l’enregistrement (Tout le monde a droit à son quart d’heure de gloire).

Voilà quelques mois, j’étais invité à l’émission Mille-Feuilles (Thierry Bellefroid, RTBF) dont le thème était « Le souci du détail ». J’y présentais « un petit machin écrit » qui relate l’ascension d’un fameux pilier rocheux dans les Alpes, qui avait eu l’heur de plaire aux décisionnaires de cette émission.

L’autre invité « en plateau » était Philippe Delerm, qui présentait son dernier livre, paru chez Gallimard « Un trottoir au soleil ». Cet ouvrage décrit par le menu les impressions ressenties, au goutte à goutte, lors de rencontres ou d’éclats d’âme : du pointillisme intellectuel tout autant que matériel. Je l’avais lu, bien entendu, puisque, dans cette émission, chaque invité doit livrer l’émotion qu’il ressent à le lecture du bouquin de son « adversaire » littéraire.

Tout de suite, je me suis senti mal à l’aise car, la veille, j’avais reçu et lu le dernier livre de Daniel Simon, Dans le parc. Je me disais, perturbé par cette lecture, stressé aussi sans doute de cette apparition télévisée qu’il aurait mieux valu que Daniel soit à ma place, pour diverses raisons.

La première : il habite Bruxelles et l’émission s’enregistrait à Charleroi. J’habite Aywaille. Le trajet était beaucoup plus court pour lui.

La deuxième : il parle beaucoup mieux que moi, est à l’aise dans le monde médiatique puisque dramaturge, metteur en scène, poète, nouvelliste, critique littéraire, animateur d’ateliers d’écriture (et bien d’autres choses dont la moindre, pour moi, n’est pas celle de penseur ou, plus précisément d’ homme de réflexion. Voulant affiner mon propos, je dirais « homme qui réfléchit » ou, mieux encore, « homme qui, par expérience et par instinct, trouve la beauté et les travers du monde, parvient à les identifier, à les nommer, à en faire surgir les singularités »).
La troisième : ses gestes sont précis. Son verbe est fort.
La quatrième – et la plus importante -: son texte, Dans le parc, me semblait correspondre beaucoup mieux que le mien au thème de l’émission : Le souci du détail.
Je connais, ce Daniel Simon, depuis près de quarante ans. Depuis certaines soirées poétiques, sous la houlette de Jacques Izoard, dans la librairie « Le Quai », en Roture, à Liège.

Il ne se passe pas une semaine sans que nous ne nous donnions de nos nouvelles . Une chose (entre autres délires verbaux, téléphoniques et « de vie » ), qui correspond à ces textes brefs que l’on trouve dans son dernier ouvrage, m’a marqué. Nous nous étions donné rendez-vous dans une brasserie de Hannut. J’étais en avance, déjà attablé. Je l’ai vu arriver. Sorti de sa voiture, il a regardé la place, a parcouru le site, en a humé l’air, en a supputé l’atmosphère, s’en est imprégné, l’a mise en lui…puis s’est dirigé vers l’endroit de rendez-vous après s’être empli de l’ambiance du lieu. Il en est de même lorsque je me rends chez lui et que nous errons à la recherche d’un café, d’une brasserie, d’un restaurant : il regarde, happe l’instant, empoigne l’émotion qu’il traduira en mots.

Dans le parc, c’est cela : des respirations, des échos d’âme, des bribes de vie qui s’échangent et se percutent, des coups et des douceurs, des surgissements comme des sources de ce qui pourrait être des vies, des transmissions d’états d’âme, des cœurs et des cris. Des vies, somme toute, qui ne se dévoilent pas mais qui se soupçonnent. Qui s’inventent, sans doute ou, en tout cas, qui ont la faculté de se laisser deviner par un simple regard, un geste…voire même un rien du tout. Comme si le banal était un fanal vers lequel il fallait se diriger. Comme si la simplicité était la règle du bonheur.


Dans le parc
, c’est cela : l’énigme du zéro qui fait le tout ; la loi du rien qui englobe la vie ; le petit plus vivant que l’énorme…

Daniel Simon nous donne, dans ce livre, des chemins de (oserais-je l’écrire ?) sagesse
car il nous donne, dans ses mots, la faculté de nous dire que le bonheur est dans une perception immédiate de ce que l’on croit, à chaque moment et qui s’avère faux, pour peu que l’on respire par d’autres narines et que l’on n’entende par d’autres oreilles.

Dans le parc, un texte comme un micro tendu vers l’autre. Des larmes que l’on crache. Des bonheurs d’écriture. Des petits plaisirs de lecture…comme des bonbons que l’on suce, en regrettant qu’ils fondent si vite.

Quand je vous écrivais, en début de texte, qu’il avait mieux que moi sa place dans cette émission. J’avais raison, hein !

J-C Legros

Dans le Parc, Daniel Simon, M.E.O Editions, 2011, 145 pages, 16 euros

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Tranquille, vivre une époque tranquille

Posté par traverse le 27 juillet 2011

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Tranquille, vivre une époque tranquille, donc ébranlable, sans appui ni continuité, un temps mou où l’Histoire mord soudain à pleines dents.

Réussir à s’endormir chaque soir dans le monde, avec au loin l’alarme d’une voiture que personne ne vient arrêter et se réveiller avec le monde, chaque matin dans l’alarme suivante.

Une femme farouche, un homme farouche, un enfant farouche, un animal farouche, pour une fois nous sommes qualifiés de la même et juste façon. Rien ne fait la différence en nous avant la confiance et la perte.

Parfois être d’accord avec sa mort, ne lui attribuer que peu de poids, alors pourquoi n’acceptes-tu pour toujours cette parfaite alliance?

Où suis-je? Loin d’ici si souvent. Où suis-je alors? Dans le souvenir d’ici…

Dans la lecture, seul se construit le souvenir du passé.

Des enfants bardés de la misère de leurs parents: téléphones, bijoux, vêtements, langages tous inutiles.

Ne pas se prendre la tête, comme une antienne désespérée qui affleure au lâcher prise et dit un temps de sphincters.

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La Troisième séance…suite

Posté par traverse le 26 juillet 2011

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C’est lors de la troisième séance d’un atelier d’écriture que se mettent en place les relations entre auteurs et animateur et que commence le véritable travail de découverte et d’analyse des textes écrits lors des séances précédentes. La sauce prend, les dynamiques s’établissent dans le groupe.

Daniel Simon, qui anime ce genre d’atelier, nous livre ici ses réflexions sur ce lieu de brassage des âmes, des vies et des pensées de ceux qui voudraient témoigner de leur vécu.

Le ton est donné dès la première page : un croquis signé CM (Christine Mobers), jeté sur papier en trois coups de crayon et dont la légende précise : Je n’ai pas le temps d’écrire, j’écris dans le temps que je n’ai pas.

Ce qui nous montre l’urgence à le faire, la nécessité de s’exprimer et la résultante : des textes courts, allant à l’essentiel, quitte à être maladroits et à appeler améliorations. Témoigne aussi du plaisir d’écrire, du plaisir d’être lu et du plaisir plus aigre-doux d’être critiqué ou corrigé…

Cette séance, cette parenthèse dans le quotidien, ce temps pris sur le reste, pourquoi ? Séance fait penser au cinéma – loisirs – mais aussi à la séance chez le kiné, le psychologue, le masseur – soins… C’est un temps de lenteur, de recherche, de méditation, de création au milieu du stress de l’action et de la vitesse qui sont le lot quotidien de chacun de nous. Ce besoin d’écrire émerge du plus profond et s’apparente plus au besoin de s’écrire qu’au besoin de bien écrire. Il s’agit de se raconter, parfois de se délivrer, parfois de transmettre. Mettre des mots sur des ressentis, sur des souvenirs pour mieux les préciser, les définir, les fixer et les partager.
C’est, nous dit-on, un outil de réparation individuelle ou sociale.

Apprendre à se connaître soi-même, à se décrypter au travers de ses propres écrits, se découvrir mutuellement, se laisser guider sous la houlette de l’animateur, qui donne une consigne, une contrainte, une ligne de conduite, une base de travail. Et dans les rails de ce chemin, chacun gambade avec ses propres mots, au fil de l’écriture. Dans ces ateliers, le mot est au service de l’homme. Et non l’inverse, comme c’est parfois le cas des écrivains plus affirmés.

(…)

Isabelle Fable

Daniel Simon – La troisième séance – Un atelier d’écriture en chantier – Couleur livres- collection Je – 112 pages – 12 €
(Reflets de littérature wallonne)

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Un enfant s’arrête et regarde

Posté par traverse le 19 juillet 2011

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CC Belem, Lisboa, 2010

Un enfant s’arrête et regarde ce que nous n’avons pas été.

La fête perpétuelle du temps comme une station avant la fin.

La joie d’être ici, c’est d’apercevoir encore le chemin.

Un soliloque ininterrompu depuis l’enfance: le goût de la répétition.

Le récit, comme la marche, oblige à se distraire de l’enchantement.

L’âge nous fendille comme le gel.

Une femme m’écrit sa fuite solennelle du monde qu’elle prend pour de l’amour.

L’inachèvement est une forme de rature infinie dans un temps impuissant.

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L’avion dans le ciel

Posté par traverse le 18 juillet 2011

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CC Belem, Lisboa, 2011

L’avion dans le ciel, un train dans le paysage: des piqûres dans la constance des lieux. Un homme dans la ville et le minéral se réchauffe.

Ces années-ci, ces années-là, deux façons de conjurer l’absence du temps commun.

Elle s’arrête au milieu de la rue pour téléphoner, une façon d’héroïsme des aveugles.

Vouloir être au seuil de chaque étape et franchir toutes les portes sans ménagement.

La fatigue est une sourdine qui efface lentement ce qui frappe et sonne.

Ce qui étonne et touche plus que la parole c’est son cours interdit qui va rompre la digue sur laquelle nous sommes.

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L’exhibition des sentiments

Posté par traverse le 15 juillet 2011

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Installation CC Belem, Lisboa, 2010

L’exhibition des sentiments sent le parfum fané sur un sublime éteint.

Ecrire, c’est peut-être soustraire du silence au désordre et le loger dans le texte, comme on abrite un pauvre d’esprit dans une chambre discrète.

Aimer celle qui n’est plus ce qu’elle fut avant que d’être aimée.

Quelques mots font partie de la matière, et non du langage. Aimer, partir, mourir sont de cette matière.

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Un sentiment d’époque

Posté par traverse le 14 juillet 2011

Un sentiment d'époque dans Textes ccbelemweb
Installation Centre culturel Belem, Lisboa, 2010

Un sentiment d’époque, fugace, la haine que l’on chasse hors de soi, honteux de s’être laisser surprendre. On expire, le mal semble se fondre dans l’air commun puis, d’un coup on inspire et on se sent mieux.

Retour chez soi, la nuit, tout envahi des pestilences dans lesquelles on vient d’aller, on se repose les poumons fatigués, on regarde le temps dans le vent sur les arbres, on se dit aussi que le jour est une fontaine d’inachèvements.

Temps sans illusions et perclus de mirages dans lequel les enfants apprennent à mentir avec légèreté.

Hier, j’ai regardé une femme longuement et elle s’est ébruitée dans un vol d’étourneaux.

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Ecoutez Italia Gaeta au micro d’Edmond Morrel

Posté par traverse le 13 juillet 2011

Ecoutez Italia Gaeta au micro d’Edmond Morrel dans carnets imgnew dans carnets
Italia Gaeta
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Ecoutez Italia Gaeta et Gilles Gherailles au micro d’Edmond Morrel lors du 22ème Festival interculturel du conte de Chiny

On connaissait d’Italia Gaeta le dernier et émouvant roman qu’elle publie aux Editions Couleur Livres sous le titre de « Laide ».
(21.3 Mo)

Italia gaeta et gilles gherailles lors du 22ème festival interculturel du conte de chiny

On connaissait d’Italia Gaeta le dernier et émouvant roman qu’elle publie aux Editions Couleur Livres sous le titre de « Laide ». A Chiny, on la retrouve dans sa vocation première, celle de conteuse. Dans son Italie natale, celle du Sud, elle vient puiser les histoires qu’elle ré-invente pour nous les donner à écouter. Sur scène, elle danse, elle chante, elle dit et tout est juste, à propos, à l’exact endroit du cœur là où l’émotion entrelace la gravité, là où l’enchantement éclaire le monde depuis les millénaires des millénaires. Le spectacle qu’elle a présenté en ouverture du festival s’intitule « Amore ». Elle décline ce mot avec la complicité irradiante d’un musicien mime, Gilles Gherailles. L’interview est précédée d’un court extrait du spectacle. Italia nous donne aussi un extrait d’une chanson de son spectacle.

Edmond Morrel à Chiny, juillet 2011.

http://www.demandezleprogramme.be/Ecoutez-Italia-Gaeta-et-Gilles?rtr=y

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Mes ateliers d’écriture à la Maison du Livre

Posté par traverse le 10 juillet 2011

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Dessin Christine Mobers

www.lamaisondulivre.be

Un STAGE

Récits de voyages

Ecrire avant ou après, écrire pendant et que faire des notes ? Un voyage passe toujours par le rêve du voyage, et les photos et autres films ne suffisent pas à creuser le sentiment du voyage accompli ou projeté. Il s’agit à chaque fois de croiser des façons de se rendre là où on rêve d’aller confusément. Et l’écriture peut aussi passer par des formes métissées (sous la forme du Carnet de voyage).
En une soirée et un week-end, nous allons écrire ce fameux voyage qui nous capte et nous fascine. Ecrire, coller, passer au montage, voilà les étapes que vous choisirez librement pour ramasser ces fameuses poussières de voyages qui font le chemin sur lequel nous allons…de notre chambre à l’infini.
Ordinateurs, bidules numériques et autres machins TICS bienvenus.

Animé par : Daniel SIMON, écrivain, formateur et éditeur
www.traverse.be
Dates : vendredi 30 septembre de 18h à 20h
samedi 1er et dimanche 2 octobre de 10h à 17h

Public : adultes
Prix : 110 euros, acompte de 60 euros, possibilité de payer le solde en effectuant 1 versement de 50 euros ou 2 de 25 euros
Nombre maximum de participants : 12


Atelier de Récit de vie

Ecrire à partir de soi ? Ecrire un récit de vie suppose que l’on puise volontairement en soi les éléments et les circonstances du récit.
Cette dynamique d’écriture invite aussi à travailler une forme. Rien ne se livre sans traitement, aucune écriture sans point de vue, sans « résonances internes »… De quoi s’agit-il donc quand j’écris mon récit en je ou en il ou elle ? Pourquoi écrire mon récit de vie? Pour de multiples raisons, bien sûr, mais souvent pour transmettre, établir un bilan, écrire sans le malaise de l’imagination apparemment en panne… C’est aussi poursuivre en dix séances
l’exigence et le partage des lectures, des conversations critiques, des explorations, des nouvelles pistes… Enfin, il s’agit de soutenir chez chaque participant de l’atelier une volonté d’aboutir à un résultat : créer une dynamique d’écriture… Nous tenterons de jouer au « Petit Poucet » perdu dans la forêt cherchant sa piste dans les pierres du chemin…

Animé par : Daniel SIMON, écrivain, formateur et éditeur
www.traverse.be
Dates : 10 jeudis de 18h à 21h
Octobre : 6, 13, 20, 27
Novembre : 10, 17, 24
Décembre : 1, 8, 15

Public : adultes
Prix : 190 euros, acompte de 90 euros, possibilité de payer le solde en effectuant 2 versements de 50 euros ou 4 de 25 euros
Nombre maximum de participants : 12

Ecrire des récits de vie en Atelier

Ecrire dans le cadre d’un atelier d’écriture (dans le lieu ou chez soi…), c’est accepter de dévoiler une part de son récit, de le faire résonner aux oreilles des autres, d’en attendre bienveillance et exigence, de donner attention et liberté à chacun et à tous. Quelles que soient les différences de style, de manières, de « qualité littéraire ». Mais pour que cela fonctionne, chacune et chacun se doit de participer sans cette bizarre inquiétude de la comparaison, sans reste dans le retrait de la parole alors que les autres s’engagent. C’est partager et prendre ce risque adulte. Chaque groupe est différent, chaque groupe dynamise donc différemment ce sentiment d’autorisation que l’atelier doit accueillir.

Des textes, ce ne sont que des balises pour tracer une voie subtile vers un endroit du lecteur qu’il ne connaît pas encore. Cet endroit précis qui, n’existe que dans l’écriture et la littérature. Un endroit qui n’est pas réel mais plus que le réel. Un endroit où la vie et ses remugles deviennent un peu plus audibles. Pas plus claire, bien sûr, rien n’est clair. Sauf pour les croyants en une « bonne manière » d’écrire. L’écriture se moque des bonnes et belles manières, par contre elle exige le son juste, l’expérience revisitée, souvent revécue et enrichie de ce temps pris sur le temps qu’exige l’écriture…

Dans le récit de vie, tellement de croyances : « C’est vrai, je n’ai rien inventé, ça s’est passé comme ça,… » Il suffit d’interroger ces belles et fumeuses croyances et soudain, tout s’effondre, plus d’affirmation mais une mise en scène du souvenir d’un réel qui n’a pas existé tel que raconté mais qui existe maintenant tel que raconté…

Dans un atelier d’écriture, des mots achoppent, des questions poussent au bord des lèvres et pourtant il ne s’agit pas de franchir certaines frontières qui touchent à l’histoire de la personne. Les seules informations sont celles du récit. Et c’est plus que ne pourrait en dire l’auteur (e), beaucoup plus. Les lieux communs sont les paroles les plus prudentes que nous ayons pour nous prémunir de la connaissance de soi et du monde ; mais le monde entre en nous, malgré nous, se loge dans des zones de mémoire que l’écriture réélectrise.

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Premières nouvelles des ateliers d’écriture

Posté par traverse le 7 juillet 2011

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Les rendez-vous du samedi Ateliers d’écriture de fictions

Bibliothèque Mille et une pages Schaerbeek

Ateliers écriture: les samedis de 10 à 13h, les 24/09, 8/10, 22/10, 29/10, 5/11, 12/11, 19/11, 26/11, 3/12, 10/12, 17/12 en 2011

L’invention du monde : dix séances consacrées à l’écriture de « formes brèves ». Des nouvelles, des récits …pour témoigner de notre expérience d’être au monde…et de notre désir de le réinventer par le biais de la fiction.
Raconter une histoire, c’est aussi prendre pied dans l’espace et le temps autrement, avec la distance que crée le récit et qui nous permet de créer des intimités, des existences et des univers singuliers…

Dix séances pour lire et confronter à la dynamique d’un atelier les textes écrits par chacun et bénéficier ainsi d’un accompagnement dynamique…

Animation : Daniel Simon, écrivain, animateur et formateur en atelier d’écriture, éditeur de la Revue et de la Collection Je. http://traverse.unblog.fr www.traverse.be
Bibliothèque Mille et une pages – Place de la Reine 1 à 1030 Schaerbeek

PAF: 135€ payables en plusieurs fois au compte 068-2144376-24 de Traverse asbl

Renseignements/inscriptions : Daniel Simon – 86/14 avenue Paul Deschanel – 1030
00.32.2.216.15.10 ou 00.32.477.76.36.22 daniel.simon@skynet.be Photo : DS
A l’initiative de M. Georges Verzin, Echevin de l’Instruction publique, de la culture et des bibliothèques

Tables d’écoute: les vendredis de 19 à 22h, les 21/10, 25/11 en 2011 et 13/01, 17/02, 30/03, 27/04 en 2012

Tables d’écoute du vendredi Bibliothèque 1001 pages

Les vendredis….de 19h à 22h, les auteurs participants aux Tables d’écoute pourront développer leur projet faire entendre des extraits de leurs textes, se faire conseiller, échanger des expériences, se donner des échéances…

Un rendez-vous qui fait avancer les travaux en cours…à la veille du we…
Six rendez-vous annoncés, peut-être d’autres si le groupe le souhaite.

Tous les textes sont bienvenus, ils seront accueillis avec l’attention d’un groupe réuni autour du même objectif : aller de l’avant…

Animation : Daniel Simon, écrivain, animateur et formateur en atelier d’écriture, metteur en scène et éditeur de la Revue et de la Collection Je. http://traverse.unblog.fr
Bibliothèque Mille et une pages – Place de la Reine 1 à 1030 Schaerbeek
PAF: 95 € payables en plusieurs fois au compte 068-2144376-24 de Traverse asbl

Renseignements/inscriptions : Daniel Simon – 86/14 avenue Paul Deschanel – 1030
00.32.2.216.15.10 ou 00.32.477.76.36.22 daniel.simon@skynet.be
A l’initiative de Georges Verzin, Echevin de l’Instruction publique, de la culture et des bibliothèques

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