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Un peu de noir…

Posté par traverse le 23 septembre 2011

…pour sourire…
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J’ai trouvé mon équilibre, écrivit le pendu.

Vous n’avez pas maigri, mais rétréci.

Les crimes que je n’ai pas commis aujourd’hui, ne sont que des repentirs.

Pendant qu’il riait, on lui voyait un masque qu’il n’aurait jamais dû quitter.

Les enfants parfois ont des regards de vieux, c’est pour cette raison qu’ils grandissent.

Le Je est un jeu dans lequel on se dissout lentement.

La joie de reconnaître ce qu’on aime ensemble, et encore plus, ce qu’on déteste.

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Façons de lire: des jeunes à Schaerbeek

Posté par traverse le 20 septembre 2011

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Réalisation: Daniel Simon, Images, son, montage: Jacques Deglas.

Des jeunes dans une classe de Saint-Dominique, (Professeur de français, Mme Valériane Wiot) nous accueillent Jacques Deglas (images, montage) et moi pour plusieurs rencontres.

Cela donnera ce film d’une vingtaine de minutes qui est le premier acte d’une suite de rencontres qui tentera de faire apparaître en filigranes le portrait du jeune lecteur européen. Sachant que nous parlons de l’imaginaire européen et non de l’Union(?), et que l’Europe, cette pâte feuilletée de toutes les cultures s’est fabriquée au fil de siècles douloureux(deux guerres par siècle au moins).

Nous parions sur l’intelligence de ces jeunesse de toutes origines et rassemblés dans un espace européen cosmopolite.

Nous pensons que ce tissage fait l’Europe, justement, avec une représentation, de l’Atlantique à l’Oural…où des singularités produisent un espace commun.

Ces jeunes librement devant la caméra témoignent de leurs pratiques de lectures.

Nous continuons…

Pour projeter le film en public et débattre de cette question ou pour initier une autre aventure, contactez-nous…

MERCI

DS

Visionner en allant à la page:

http://www.traverse.be/jeunes-lecteurs-europeen.php

…et aussi sur le site de Saint-Dominique:

http://www.saintdominique.be/secondaire/sitenew/spip.php?article558

Production Traverse asbl avec l’aide et le soutien des Bibliothèques de Schaerbeek

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Des vidéos, une lecture-performance à Dour

Posté par traverse le 19 septembre 2011

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http://www.centrecultureldour.be/programme/evenement/337?jour=29&annee=2012&mois=3&mode=description

« Des millions d’artistes créent, quelques milliers seulement sont discutés ou acceptés par le spectateur et moins encore sont consacrés par la postérité…l’artiste peut crier sur tous les toits qu’il a du génie, il devra attendre le verdict du spectateur… »

C’est à partir de cette constatation de Marcel Duchamp que le centre Culturel de Dour et la Roulotte Théâtrale ont eu l’idée de donner l’occasion aux réalisateurs de courts métrages (amateurs, étudiants, professionnels…) de voir leurs œuvres projetées sur grand écran et confrontées à un public.

Aucun thème, Aucune sélection, Aucune censure…une seule règles envoyer sur DVD son film à La roulotte théâtrale 18, rue de la Paix 7370 Dour/Elouges

A chaque soirée son invité… Après Manuel Gomez, Noël Godin , Jean-Claude Derudder, Gerald Frydman, Vincent Engel etc…la troisième saison de l’Ecran Libre débutera Avec Daniel SIMON

Les dates : jeudi 20 octobre 2011 , 20h00

Projection de …

- Babel amour, babil toujours

- Je suis un lieu commun

et lecture -performance: La dernière fois que ma mère est morte de Daniel Simon
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avec un invité-complice…Jacques DEGLAS avec son dernier court » Wedding Parano » (réalisation avec Virginie Delcourt, scénario Virginie Delcourt): en avant-première spéciale Dour…

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jeudi 08 décembre 2011 , 20h00

jeudi 29 mars 2012 , 20h00

jeudi 03 mai 2012 , 20h00

PAF € 2,50 euros

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Entretien Michel Ducobu / Daniel Simon sur les ateliers d’écriture

Posté par traverse le 15 septembre 2011

et une soireé autour de La troisième séance (www.couleurlivres.be)
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http://traverse.unblog.fr/2011/06/07/la-troisieme-seance-dans-parentheses-n8/

Une rencontre à l’AEB, le 5 octobre, 17h, Entretien avec Michel Ducobu et moi-même autour de la question des ateliers d’écriture (Prochaine séance de l’Association royale des écrivains et artistes de Wallonie)

Association des Écrivains belges de langue française

Chaussée de Wavre, 150
1050 Bruxelles Tél. Accueil : 02/512.29.68
Tél. Secrétariat : 02/512.36.57 Courriel : a.e.b@skynet.be

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Ateliers de rentrée…

Posté par traverse le 8 septembre 2011

Bonjour/bonsoir et bonne rentrée !

Plusieurs informations à vous communiquer….

Des Ateliers d’écriture… http://traverse.unblog.fr/ateliers-et-formations/

et prochainement…

www.lamaisondulivre.be

Un STAGE

Récits de voyages

Ecrire avant ou après, écrire pendant et que faire des notes ? Un voyage passe toujours par le rêve du voyage, et les photos et autres films ne suffisent pas à creuser le sentiment du voyage accompli ou projeté. Il s’agit à chaque fois de croiser des façons de se rendre là où on rêve d’aller confusément. Et l’écriture peut aussi passer par des formes métissées (sous la forme du Carnet de voyage).

En une soirée et un week-end, nous allons écrire ce fameux voyage qui nous capte et nous fascine. Ecrire, coller, passer au montage, voilà les étapes que vous choisirez librement pour ramasser ces fameuses poussières de voyages qui font le chemin sur lequel nous allons…de notre chambre à l’infini.
Ordinateurs, bidules numériques et autres machins TICS bienvenus.

Animé par : Daniel SIMON, écrivain, formateur et éditeur
www.traverse.be
Dates : vendredi 30 septembre de 18h à 20h
samedi 1er et dimanche 2 octobre de 10h à 17h
Public : adultes
Prix : 110 euros, acompte de 60 euros, possibilité de payer le solde en effectuant 1 versement de 50 euros ou 2 de 25 euros
Nombre maximum de participants : 12

…un livre issu des Ateliers Fiction Traverse/Bibliothèques Schaerbeek 2010-2011


« Les ateliers d’écriture de fictions »

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Dans l’atelier d’écriture de fictions, on écrit et on écoute des textes, des commentaires, on fabrique des hypothèses de récits, …On se refile aussi des références et des consignes, on raconte des histoires…en faisant confiance à son observation, à son écoute, à ses projets secrets. Ils trouveront alors place dans une histoire qui nous embarquera là où nous rêvions d’aller confusément…Raconter une histoire, c’est aussi prendre pied dans l’espace et le temps autrement, avec la distance du récit. Elle permet de créer des intimités, des existences et des univers singuliers.

Avec des textes de Philippe Bigot. Marie Bruyns. Françoise Chaidron. Jeannine Clavie. Nicolas Coeck. Rolande Denis. Gabrielle Eleutheriadis. Italia Gaeta. Bernard Gilon. Rita. Guth. Anne Lammens. Marcel Laurent. Claude Martin. Brigitte Morys. Antoine Moens de Hase Astérie Mukarwebeya. Morgane Piraux. Marie-France Reininger. Lyndia Roveda. Isabelle Telerman. Cris Van Den Spiegel. Philippe Vandenberghe. Catherine Vanesse. Christian Van Tuijcom.

Commande et informations : 00322/2161510 – Prix de vente : 15 euros, port compris. A verser au compte 068-2144376-24 de Traverse asbl

Format : 14,5 x 20,5 cm – 240 pages. Collection Création présente/Traverse

Un clip en clin d’œil…à propos des Ateliers d’écriture de la saison 2011-2012…

http://www.youtube.com/watch?v=Igl3yUIoa14

Bienvenue à vous…

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Perdre, une autre façon de se mettre au monde

Posté par traverse le 3 septembre 2011

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Perdre, une autre façon de se mettre au monde.

Une image oubliée qui revient, un poème cherche le récit.

Sachez que…un conseil qui cherche le bourreau.

Et soudain, vous achevez un geste entrepris il y a longtemps : la forme fait du temps dispersé notre seule présence.

Elle a des pudeurs en se levant et marchant à l’écart de son corps trop présent.

Peut-être une façon de ne pas se soumettre, cette discrétion devant les évidences.

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Est-ce la Belgique…

Posté par traverse le 2 septembre 2011

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Je n’ai confié aucun secret sinon une chanson énigmatique. Nord ! La vie s’y tord en arbres forts,
et tors. La vie y mord, la mort à belles dents quand bruit le vent.
Apollinaire.

Est-ce la Belgique qui imprègne tant Daniel Simon et ses textes brefs évoquant un quotidien nuageux comme autant d’escales à vivre, à fuir, appellent au souvenir ? Cette terre semble être un tremplin vers un monde ouvert (dé)voilé, où le bruit des voitures, le claquement des portières, la bousculade des fantômes — d’amours perdus ou de chers disparus — éclaire soudain la brume qui emprisonne un monde cosmopolite, rassemblé dans un doux crépitement mélancolique. À pas lents, Daniel Simon marche en rêvant sur la crête des connivences, le poids des kilomètres n’allégeant en rien sa peine ni son désir d’appartenir, d’être pleinement vivant. Il nous invite à un voyage assis à sa table de travail pour un voyage debout dans les allées du mal et de la beauté, celles d’une humanité trop souvent bafouée, qu’il aime, malgré.

L’homme a décidé un jour « de rater sa vie pour mieux pouvoir l’écrire, décidant de ne plus grandir mais d’écrire pour tenter d’arrêter « l’agrandissement », l’indifférence du monde à la morale des enfants ». Dans son parc, sur le théâtre des petits gestes, des corps empêchés ou des mots échappés, beaucoup de pluie de vent de ciel, de goutte-à-goutte du temps de silence consolant de douceur de l’enfance, de lumière de détresse de chambre des mémoires et d’intenses instants de bonheur. Le ciel est bleu comme une chaîne de liens dans ces chansons d’amour d’une justesse émouvante que chante en sourdine ce poète lesté de solitude, au cœur d’une foule violentée, aux élans souvent freinés.

Dans la salle d’attente du monde, tel un douanier qui se tient aux frontières comme un ange, Daniel Simon regarde une foule d’innocents et de guerriers aux cris éblouissants ou meurtriers, une multitude d’anonymes qu’il saisit dans le prisme d’une lumière intime, braquant l’objectif sur ce qui l’indigne, l’émeut, le fatigue, le scandalise, le fait aimer, grandir, laissant la lentille faire les derniers réglages poétiques : « Je voudrais tant entrer dans le ciel et me hisser jusqu’au seuil des silences, ne plus apercevoir du monde qu’une lointaine image et j’irai dans les taillis de souvenirs, de rencontres parfaites et de désirs perdus. J’aimerais vivre cette espèce d’oubli qui fait d’un accident une vague ponctuation dans des flux de présent. J’aimerais signer ce bail avec le vague et l’indécis pour connaître le doux ennui des enfants sans avenir. »

Sans pitié chaste et l’œil sévère, tout en poursuivant une belle ombre passagère — tandis que sur sa feuille le jour s’exténue ou s’emporte dans un coup de sang — il mêle grâce au courage lucide car on a poussé trop loin l’art de l’invisibilité et des abus communs, ces passants devenus ordinaires qu’il dénonce et débusque dans les coulisses de ces vies croisées. La franchise et la compassion pour bagage, la recherche furtive d’un accord majeur comme passeport, le peintre esquisse le portrait fugace de quelques étoiles fuyantes adossées au souvenir. Le souvenir, une lanterne de repérage qui sert à pointer la nuit du jour, un véritable cor de chasse qui résonne dans ce journal poétique chantant le voyage d’une géographie humaine campée dans un présent où l’ombre du temps précède et poursuit l’avenir en une belle ritournelle.

Le mystère en fleurs s’offrant à qui veut le cueillir, la beauté s’offre comme en écho à l’éphémère avant de s’évanouir dans le silence de ces pages pleines de chuchotis émouvants : « La lumière s’est éteinte au milieu d’une phrase et le mot coquelicot m’est resté en travers du clavier, il n’y avait que la nuit et les pétales rouges qui fanaient et que je ne parvenais à cueillir tant le noir était vacillant dans cette teinte sonore comme un coq qui a raté l’aube et s’en va dans la paille et le renoncement du chant. » Le lecteur assiste à un festin éclairé a giorno où les yeux sont des feux mal éteints, où les cœurs bougent comme les portes, où l’on mesure l’écart en soi et le temps de nos urgences, où l’on tente d’apprivoiser l’absence, ne sachant s’il faut se défaire de la colère qui nourrit (« peinant à vivre dans ce temps qui se moque des doutes, des vagues et des fantômes ») autant que le centre d’un sourire — le lecteur devinant la paix désirée qui tapisse un front pensif d’enfant heureux devenu grand malgré lui.

Dans le labyrinthe des énigmes existentielles et comportementales où Daniel Simon nous entraîne, une certitude demeure : sa prose poétique rend plus dense la houle des matins sombres, plus riche les cailloux blancs abandonnés sur la berge par le ressac de ses pensées. Elle ralentit superbement le bruit du temps car même si l’écume des jours nous glisse entre les doigts, son image floue, encombrée de tant de promesses, de tant de vœux et de tant d’espoirs bricolés, est source de bien des émois. La veilleuse de l’adulte un brin consumée, l’âme peut-être apaisée comme un midi d’été, Daniel Simon marche probablement vers d’autres horizons, nous rendant à nous-mêmes, à nos vastes interrogations qui continueront d’errer dans les allées de son parc peuplé d’une ribambelle de mains tendues, violentes, brutales ou désirantes, les mains d’une humanité fragile et complexe qui, tel le silence parfois, semblent hors de portée mais demeurent bien souvent pleine de charme et d’espérance : « de la lumière et un cœur plus léger suffisent à soulever le monde à hauteur des miracles ».

Pascale Arguedas

http://calounet.pagesperso-orange.fr/resumes_livres/simon_resume/simon_parc.htm

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