Quand vous serez à la lisière des villes

Posté par traverse le 2 octobre 2011

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Quand vous serez à la lisière des villes en longeant des haies de parchemins éteints, que vous prendrez le vent dans le creux de la main en lisant des tempêtes anciennes, que vous irez sous des auvents de paroles frémissantes vers des silences neufs, que vous douterez des chagrins qui se gonflent de joies, que les images se bousculeront en vous jusqu’au seuil des réveils, que le temps prendra quartier dans des sursauts nouveaux où vous allez écarquillé sur le fil des souvenirs, que la joie sera là où vous ne la connaissiez, des papillons furtifs, des chansons de l’Orient, des voyages immobiles, des femmes qui fredonnent aux enfants sans colère, quand vous serez une île, et la mer et la barque, une façon de rire et de dire la joie de se perdre le matin pour découvrir le soir, quand vous serez.

2 Réponses à “Quand vous serez à la lisière des villes”

  1. Adrienne dit :

    être… ou avoir, c’est toute la question ;-)
    j’aime ce texte

  2. suzy cohen dit :

    on dirait du RONSARD, j adore

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