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L’amour vache

Posté par traverse le 24 janvier 2012

Lancement du N°3 des Feuillets de corde

(Février-mars 2012)

le dimanche 5 février à laLibrairie 100 papiers,

23 avenue Louis Bertrand 1030 Bruxelles de 16h30 à 18h30…

L’amour vache

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(Gravure Roger Dewint – Texte Jack Keguenne)

Lancement officiel et mondial le 5 février – 16h30 – 18h30

Lectures-performances, contributions libres

(Venez avec vos textes …)

Entrée libre

Verre de lancement offert…

www.traverse.be

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Film Moutons Cochons

Posté par traverse le 21 janvier 2012

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• Moutons Cochons 
 Lancement de Feuillets de corde N°2 « Moutons Cochons » avec Vincent Tholomé à la Librairie 100 Papiers Le 18 décembre, 16h30-18h30 2011. Un film de Jacques Deglas.| Visionner la vidéo

 

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Les Feuillets en sortie…

Posté par traverse le 15 janvier 2012

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Fleur de faille 

vous invite à sa 8ème rencontre multidimensionnelle

le vendredi 20 janvier 2012 à 19h

au café-restaurant l’Imagin’Air, 6 place Fernand Cocq à Ixelles (1)
Accueil à 19h. Restauration possible (2). Début du programme à 20h. Pour arroser la fleur:
2 €.

INVITEZ VOS AMIS !

1.Exposition: gravures de Jean-Pierre Lipit et Jean-Claude Salemi, collaborateurs de la revue Feuillets de corde (voir ci-dessous).

2.C’est du belge, dit is Belgisch: présentation par Hilde Vanderschelde de trois poètes gantois du XIXème siècle, Maurice Maeterlinck, Prix Nobel 1911 (en français) et Virginie Loveling (en néerlandais).
3. Lecture de poèmes de Míguel Paez (en espagnol et français).


4.Les Feuillets de corde en sortie. Présentation de cette nouvelle revue inspirée d’une tradition  brésilienne. Lecture-performance (en français): Enfants chiants, de Daniel Simon (par lui-même) et Moutons cochons, de Vincent Tholomé (par JackKeguenne et Daniel Simon). Le public est invité à lire en écho. Accompagnement musical par Coco Kunik. Projection d’un film de Jacques Degas. Distribution des “feuillets”.


5. Interlude musical: piano-clarinette (Léon Laffut, Eddy Loozen, Coco Kunik).
6.La Golemah, conte fantastico-humoristique (Prix littéraire international de l’ONG Reencuentro, 2005, Chili) de et lu par Osvaldo Ahumada (en français).
7.Théâtre: Heriberto Lopez, monologue lu par l’auteur (en espagnol).
8.Poèmes de et lu par Pierre Ergo (en français).
9.De 22h à 22h20: pause-bar, suivie jusqu’à 23h15 d’improvisations musicales par
Léon Laffut, Eddy Loozen (piano), Coco Kunik (clarinette),…

(1) Soirée privée sur invitation. Pour se rendre à l’Imagin’Air: bus 54 et 71 (Place Fernand Cocq), métro ou bus
34, 64 et 80 (Porte de Namur).
(2) Pour la restauration (avant 20h), réservation souhaitée: 02/511 33 31.

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Désiré

Posté par traverse le 10 janvier 2012

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Véronique van der Wielen

Les murs de l’internat sont hauts et  du vent ricoche en sifflant sur les toits. La forêt n’est pas loin, et le lac en contrebas forme comme un œil noir dans le paysage. C’est une région un peu rude mais bonne pour la santé, c’est ce que mes parents disent, tous nos parents disent la même chose, que la nature est bonne pour nos poumons…

Les filles sont à côté, dans un bâtiment plus petit, moins sévère. Des fleurs aux fenêtres, deux arbres devant la cour d’entrée, des rideaux aux fenêtres. Nous aimons bien la Maison des filles, la Maison, comme nous disons, c’est une sorte de pays extérieur où nous irons un jour, mais pas maintenant. Nous, nous sommes dans le Bâtiment central. C’est le Bâtiment, pour les garçons, on a fait du solide, de l’aéré, mais du solide et du carré. Faut nous garder là six ans, donc, faut que ça tienne.

On n’aime pas. On regarde la Maison en rêvant un peu, on se plante dans la cour et on regarde au-delà de la grille les deux arbres, les fleurs, les rideaux et on les imagine, gracieuses et mignonnes, les filles. On les voit une fois par jour, au retour des cours, nous on est déjà à l’étude mais on les voit passer en chantonnant, la jupe bien droite, le chemisier blanc, et pourtant elles sont toutes différentes, on en a tous choisi une. Parfois on se trompe, de loin, mais ça ne fait rien, on rêve quand même, elles ne se ressemblent pas dans nos rêves…

Un jeudi, en décembre, on nous a prévenus qu’un nouveau allait arriver. A cette période de l’année, ce n’était pas normal, l’année était déjà bien engagée, donc, ça devait être un cas intéressant. Je me souviens qu’on parlait de lui comme d’un drôle de type. On ne l’avait pas encore vu que déjà il nous intéressait ce type.

Certains disaient que c’était un caïd et qu’il avait été placé ici pour l’éloigner de la ville, que l’année était en son milieu et que ce n’était pas possible qu’on change un garçon à la veille des examens. D’autres racontaient qu’ils avaient entendu (ils ne savaient rien des rien et on le savait mais on aimait ce qu’ils racontaient) que le nouveau avait un problème. Lequel ? On demandait. Et ils ne savaient pas répondre, ils faisaient des mines, des figures de comploteurs mais on n’en savait jamais plus. Ils avaient appris que le proviseur avait dit que…et c’était n’importe quoi. On le savait.

Le jour est arrivé. Il faisait froid et la neige commençait à frissonner dans l’air. On se disait que Noël serait une fois encore un temps étouffé par le vague murmure des familles et des souvenirs et que ça allait être long avant de se retrouver ici. Mais il fallait y aller et on s’y préparait.

Il est arrivé le soir. On n’a pas tout de suite remarqué ce qu’il avait de spécial. Il était plutôt petit, les cheveux coupés en brosse et c’était un…noir. On n’en n’avait jamais vu de noir en vrai. Sauf à la télévision mais pas souvent. Il était tout noir et il souriait. L’éducateur nous l’a présenté, Désiré, c’est comme ça qu’il s’appelait, Désiré. On s’est écartés pour le laisser passer devant nous et on s’est serrés les uns contre les autres autour de lui, comme un bloc, on n’avait jamais été si unis. On retenait notre souffle. L’éducateur a dit que c’était un jeune congolais et qu’il partagerait notre vie dès ce soir, qu’il venait du Kasaï et que nous devions bien l’accueillir. On n’a rien dit et puis un des nôtres s’est avancé et lui a serré la main. Désiré a tendu la sienne mais il n’a pas serré celle de l’autre tout de suite comme s’il la cherchait un bref instant. Il a un peu tâtonné dans le vide et finalement leurs paumes se sont touchées et c’est le noir qui a dit « Bonsoir, je suis heureux d’être ici, je suis arrivé du Congo il y a une semaine et j’espère que nous nous entendrons bien… ». Nous on a rien dit, mais ça s’est détendu et d’un seul coup on lui a tapé sur l’épaule, passé la main dans les cheveux, des choses comme ça pour dire qu’on était  contents nous aussi.

Ca s’est passé comme ça et l’éducateur nous a raconté son histoire, en court avant qu’on aille se coucher. Il y avait des problèmes dans son pays et il avait eu un accident et perdu la vue, ou presque, alors il fallait qu’on l’aide. Il allait être transféré bientôt dans un autre internat dès que possible, un mieux adapté. Il a souri et on vu à son visage qu’il était un peu triste d’entendre ça. Puis on est restés entre nous et on s’est mis à l’interroger et à parler longtemps.

Avant le repas du soir, on savait mille choses sur le Congo et sur Désiré, il parlait facilement, avec un drôle d’accent qu’on avait jamais entendu, on était intimidés alors on lui a raconté nos histoires et tout se mêlait. Chacun voulait parler et ça n’a pas arrêté avant le coucher du soir. Même pendant le repas, on n’arrêtait pas et les surveillants nous on dit qu’on allait se faire coller si on continuait comme ça.

Dans le dortoir, on a vite fait semblant de se calmer, on s’est déshabillés en vitesse et on a vu qu’il faisait tout plus lentement que nous à cause de son problème aux yeux. Il nous a dit qu’il allait subir une opération à Bruxelles dans trois mois et que peut-être, il retrouverait une partie de sa vue. En tout cas, il l’espérait. On a dit que nous aussi et tard dans la nuit, on s’est endormis.

Beaucoup ont rêvé du Congo ce jour-là et le lendemain on a repris nos questions et lui les siennes. Il est vite devenu un bon copain. On faisait attention à lui et on lui tenait l’épaule pour le guider quand c’était difficile.  Mais il a appris à reconnaître tous les parcours du bâtiment en une semaine. Il marchait plus lentement que nous et il ne nous regardait avec un regard un peu gris, comme s’il avait une lumière éteinte dans les yeux. On l’a aimé comme ça.

On est tous retournés chez nous, lui, en famille d’accueil et on s’est retrouvés en janvier à la rentrée des clases. On avait raconté toutes ces histoires dans nos familles et on avait même fait l’intéressant quelque fois, rien que pour leur dire que nous, on connaissait un Congolais, un vrai !

La neige craquait sous nos pieds et Désiré s’accrochait souvent à l’un d’entre nous pour ne pas glisser. Il riait devant toute cette blancheur, il disait que c’était comme s’il marchait dans du manioc, du manioc que sa Mère préparait bien et qu’elle serait devenue folle de joie d’en voir autant sans rien faire. Du manioc qui tombe du ciel, disait-il en riant, c’est encore mieux que la pluie ! Et il enfonçait ses godasses dans la boue trempée en éclaboussant tout autour de lui. On l’a calmé en disant qu’ici, ce n’était pas ce qui nous arrivait de mieux, la neige, si ce n’est pour la vue. Il a demandé pourquoi la vue ? On est restés là, sans rien dire et on s’est excusés, on voulait dire pour le spectacle, a ajouté le plus âgé. Oui, le spectacle, c’est vraiment beau, tu ne la vois pas mais ça arrivera un jour, qu’on a dit. Il a attendu un moment avant de répondre, je sens toute cette lumière qui arrive jusqu’au fond de ma tête et ça, je n’avais jamais connu. C’est comme ça peut-être que je verrai un jour.

On est passés devant l’internat des filles et on l’a prévenu que c’était ici qu’elles vivaient, dans la petite Maison. Il a regardé vers la droite, vers la gauche et on lui a expliqué où elle se trouvait exactement, sous les deux érables à l’entrée, dans le tournant de la route. Il s’est arrêté un court instant et il a tourné son regard vers la Maison, puis il a repris sa marche en touchant l’épaule de celui qui le précédait. C’est comme ça qu’on faisait avec lui, on se relayait pour lui toucher l’épaule et presser à gauche, à droite, où il fallait aller.

On est rentrés et l’étude du soir nous a fait regretter la neige et la boue du dehors. Pendant ce temps-là, il restait avec un éducateur qui lui faisait répéter les leçons de la journée. Il nous retrouvait après, à l’heure du repas. Puis, le dortoir et ainsi de suite tous les jours, même le mercredi après-midi, on restait entre les hauts murs, on jouait au foot, on faisait des tas de trucs et Désiré nous écoutait en souriant ou en riant quand on en racontait une bien bonne.

Un jour, en passant devant les filles, une d’elles, Jacqueline, je crois, la grande avec des bas, a fait un signe en sa direction en agitant une sorte de mouchoir. Il n’a rien vu mais nous on était aux premières loges, c’est comme si c’était pour chacun de nous qu’elle faisait signe la Jacqueline. On ne lui a rien dit. On a pris ça pour nous mais on savait ce qu’il en était. Chaque jour Jacqueline faisait en sorte qu’il la remarque et on ne lui disait rien.

Alors, un soir, on lui a raconté, les signes, le mouchoir, les robes qu’elle mettait, ses bas, ses longs cheveux. Et il a fermé les yeux sans vouloir nous laisser voir ce qui pourrait encore apparaître tout au fond.  Il nous posait des questions, toujours les mêmes, est-ce qu’elle est belle et on disait que oui, très belle, est-ce qu’elle est grande et on disait que oui, est-ce qu’elle est seule, est-ce qu’elle a des sœurs ou des frères et nous on n’en savait rien alors on a inventé.

Plus on inventait plus il semblait heureux. Ca a duré un bon mois. Et puis un matin, en partant à l’école, sur le chemin humide et noir, Jacqueline est apparue, comme ça, au détour du chemin, elle a avait décidé de quitter l’internat, pour une heure, le temps de rencontre Désiré, de le voir vraiment, en vrai. Elle s’est glissée parmi nous et elle a baissé la tête pour qu’on ne la reconnaisse pas dans les rangs. Elle avait mis des pantalons et un anorak bleu. Et ses cheveux étaient retenus dans un bonnet noir. Elle était belle. Elle s’est approchée de Désiré, lui a pris la main et ils ont marché pendant quelques minutes, en se tenant le bout des doigts.

On les a entourés pour pas qu’on la remarque, et on a détourné l’attention du surveillant en ralentissant le pas régulièrement. Il s’est alors passé quelque chose qu’on n’avait jamais vu : elle s’est penchée vers Désiré et lui a posé un baiser sur les paupières. De  longs baisers sur chaque paupière. Désiré n’a pas ouvert les yeux, il attendait chaque baiser calmement et lui serrait la main en souriant. Puis elle s’est envolée au détour du chemin, on l’a vue courir tout le long des barrières du marchand de bois et elle a plongé dans le brouillard.

Le lendemain, on venait chercher Désiré pour l’amener dans son nouvel internat et on a fait une fête pour lui. Il a demandé des nouvelles de Jacqueline et on lui a dit qu’on ne savait rien mais qu’il n’y avait pas eu de problèmes à la Maison, que les surveillantes ne s’étaient rendu compte de sa rapide disparition.

Désiré a reçu ses cadeaux en nous remerciant dans sa langue. Je crois qu’il était triste mais il ne le montrait pas vraiment, il parlait en prenant des voix de grands et il nous a touchés l’épaule à chacun.

Le lendemain, il était parti. On sait qu’il a été opéré, on espère qu’il voit mieux la neige aujourd’hui…

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Ce mouvement coupable

Posté par traverse le 10 janvier 2012

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« …coupable, forcément coupable! » répétait Duras dans « Outside » à propos de l’Affaire Grégory. Coupable, forcément. Bien sûr, le pétard est déjà mouillé, quelqu’un lève le doigt et d’un air docte précise que responsabilité n’est pas culpabilité…Balivernes. A un certain srade de la trahison (des Clercs, de la classe moyenne, des Etats, des Syndicats, des Politiques, des…ad libitum) l’un vaut bien l’autre. A un certain stade de l’abandon des questions de base, essentielles, vitales, on est focément coupables et responsables.

Les seins siliconés qui se délitent en cancer sont épouvantables, certes,  mais ne me poussent pas à un degré de compassion extrème, la pillule contraceptive de la quatième génération aux incidences catastrophiques sur certaines femmes (les jeunes surtout, « car voyez-vous, cette pilulle avec son potentiel d’oestrogènes soigne aussi l’acnée… ») ne me tire pas vers un sentiment d’effroi particulier. On se dit, in petto, tant pis…Puis on passe aux questions sérieuses, malaria, etc…

Le Sida n’est rien en regard des catastrophes provoquées par la malaria ou  l’analphaébétisme responsable des sanglantes régressions religieuses et le pétrole, tiens, que l’on se colle jusque sous les mamelons, comment on va se le garder? Voilà des questions, autres que celles qui mijotent au sein de la Classe moyenne blanche fatiguée d’elle-même, indignée et festive.

Et ces temps qui courent comme une poule sans tête (j’ai toujours rêvé de placer cette expression dans un texte…): de la Fin du monde maya à la gastronomie des prochaines années: un cricket et une larve contre une tranche de boeuf  aux hormones ou un poulet batterie…je me sais chaque matin définitivement plus proche de ceux qui hésitent sérieusement en ce moment encore « à jouer le jeu ». Plous proche de celles et ceux que les politiques ont nommé la France d’en bas dans cette Fracture sociale où les clowns médiatiques versus le marketing du vide construisent le « cauchemar climatisé »1 de demain.

Le cauchemar climatisé, c’est aussi cette étrange façon de parler « des autres » tout en affirmant aller vers   »l’Autre » et en le regardant de loin. C’est cette schizophrènique distinction qui me fait rêver chaque nuit à ce terrible et beau moment Titanic dont le centenaire se commémore cette année…

Bonne fête!

 

1. Henry Miller

 

 

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Ne trouves-tu pas que le temps change?

Posté par traverse le 8 janvier 2012

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Une lecture…

Un meurtre peut être perpétré sans préméditation. Un assassinat, jamais. Ce sont les termes de la loi. L’un est passible de –seulement (!)- correctionnelle; l’autre,  presque automatiquement devra se défendre devant les Assises. Les peines seront jugées en fonction de la gravité des faits ( circonstances atténuantes – jeunesse troublée, troublante, perturbée, perturbante).

Daniel Simon est un assassin. Car il sait ce qu’il fait. Il sait ce qu’il écrit. De plus, je pense qu’il en jouit. Ô certes, il vit comme nous, comme vous, se demandant ce qu’il va manger ce soir, se  demandant quelles allées sur lesquelles il posera ses pas, où il se promènera, cet après-midi de printemps dans les allées du parc Josapha, non loin de chez lui. Il entrera dans des boutiques, dans des restaurants, dans des boîtes de nuits, dans des librairies, dans des bibliothèques. Il rencontrera des amies et des amis. Il parlera. Il agitera son écharpe et sa voix résonnera, parfaite et juste, percutante et (presque) sans appel – tant paraît vrai, parce qu’élaboré, pensé- le discours qu’il tiendra. Il aura la réplique juste (considérée par lui comme telle).

Daniel Simon est un assassin et un suicidaire. En quinze petites nouvelles, Ne trouves-tu pas que le temps change  décortique le regard qu’il pose (qu’il insère) sur nous (toi, moi, eux et elles). Il se gargarise – sans aucune forfanterie – des petits travers de ce pour quoi le monde actuel vit. Le gargarisme, parfois, provoque des vomissements. Là se trouve la force de ce livre: un espionnage des gestes, voire des actes, qui n’existaient mais n’existent plus car devenus banals, extirpés, oubliés d’un passé dont notre mémoire n’a plus aucune trace.

Dire que cette écriture me remue serait peu dire: elle me ramène à moi-même – disons plus raisonnablement – à une partie de moi-même. A chaque lecteur de trouver, dans ces mots, la part qu’il lui revient. Je crois qu’elle est énorme, tant nous sommes complices d’une analyse sans fioriture. Une gifle? Peut-être. “Prends-en plein la gueule”? Je n’irai pas jusque là. “Ose te regarder”. Sans aucun doute.

 Jean-Claude Legros

Daniel Simon. Ne trouves-tu pas que le temps change?  Le Cri, Nouvelles, octobre 2011, 125 pages, 15 euros.

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Atelier d’écriture…2012

Posté par traverse le 1 janvier 2012

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Les tables de mémoire du lundi

Récit de vie

Bibliothèque Sésame

Dates : Les lundis 23 janvier, 6,20 février, 5, 19 mars, 16, avril, 7, 21 mai 4 juin, 18 2012 de 14 à 17h 

Ecrire à partir de soi ? Ecrire un récit de vie suppose que l’on puise volontairement en soi les éléments et les circonstances du récit. Dans les Tables de mémoire j’invite chacune et chacun à travailler une forme qui lui conviendra…Récits longs, récits courts cousus bout à bout, qu’importe…La mémoire  trouvera la forme choisie et travaillée par les auteur (e)s réunis dans l’atelier.  Pourquoi écrire mon récit de vie? Pour de multiples raisons, bien sûr, mais souvent pour transmettre, établir un bilan, se reconnecter à des temps de la mémoire qu’il s’agit de revisiter pour la fixer dans une forme, dans un texte…

Enfin, il s’agit de soutenir chez chaque membre de l’atelier une volonté d’aboutir à un résultat : créer une dynamique d’écriture …Nous tenterons de jouer au « Petit Poucet » perdu dans la forêt cherchant sa piste dans les pierres du chemin …

Aucune expérience d’écriture préalable nécessaire.

Animation : Daniel Simon, écrivain, animateur et formateur en atelier d’écriture, éditeur de la Revue et de la Collection Je. http://traverse.unblog.fr

Bibliothèque Sésame, Boulevard Lambermont, 200 -  1030 Schaerbeek

PAF: 140€ payables en plusieurs fois au compte 068-2144376-24 de Traverse asbl – Renseignements/inscriptions : Daniel Simon – 86/14 avenue Paul Deschanel – 1030

02/216.15.10   ou   0477.76.36.22 daniel.simon@skynet.be

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