Ne pas se prendre la tête!

Posté par traverse le 27 avril 2013

Ne pas se prendre la tête! dsc02095-300x225
Rendez-vous « Feuillets de corde »
le dimanche 12 mai de 15h-17h
« Ne pas se prendre la tête ! »
avec le photographe Anthony Ozorai et l’écrivain Sylvie Girault
Présentation Eric Piette et Daniel Simon
Vidéo de la précédente session « Le temps qu’il nous reste »
(Réalisation Jacques Deglas)

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Lectures à l’Association des écrivains belges…

Posté par traverse le 24 avril 2013

Lectures à l'Association des écrivains belges... 571-5

Daniel Simon, Ne trouves-tu pas que le temps change ?, nouvelles, éd. Le Cri, 2011, 124 pp, 15 €.

DanielSimon a le sens de l’intrigue, il sait ménager les chutes du récit, ainsi dans la première nouvelle, Les Papillons de la bibliothèque, nous fait-il assister au combat épique entre une femme et une bibliothèque. Dans Zéro mort, un rythme très rapide, avec des phrases très courtes, et c’est découpé un peu à la manière des plans dans un film. Un modèle de stress inutile, de peur, de lâcheté et de bonne conscience.

Des nouvelles courtes, assez souvent un monologue intérieur du personnage qui se dévalorise, parfois se méprise lui-même. Il excelle à rendre une ambiance, ainsi celle d’un restaurant portugais, p.54. Parfois aussi de très longs monologues, l’auteur affectionne le langage parlé.

A la page 73, à propos de l’abus des demandes de pardon, il traduit l’excès de misère par un tableau fantastique, qui ne va pas sans évoquer les enfers que peignaient les artistes du Moyen-Age, les visions de Jérôme Bosch. Cela fait un tableau assez extraordinaire, une sorte de jardin zoologique transplanté dans la Cour des Miracles. Parfois aussi de très longues phrases, qui font songer à des litanies, et ce sont les litanies de la misère. Avec leurs allitérations, leurs rimes internes (p.84) Ou encore, proche, très proche de la poésie (p.86), une poésie très ample nourrie d’une belle générosité, d’une compassion pour les déshérités qui est véritablement vécue. Mon fils n’a pas de semelles de vent. On le voit, un très beau talent, très varié, aux multiples facettes, qui sait varier son style presque à l’infini : on ne s’ennuie jamais à la lecture deDaniel Simon.

Joseph Bodson

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Daniel Simon, Quand vous serez, proses poétiques, éd. M.E.O., 94 pp, 14 €

Un livre écrit à la hussarde, à l’emporte-pièce, et qui dévale ainsi qu’un torrent, entraînant tout sur son passage. Car il y a chezDanielSimon une grande force de vie, une capacité d’enthousiasme, mais aussi de mépris, assez peu commune.

Ainsi, p.9, le style prend son envol en larges bandes, comme des oiseaux de mer. Il y a là une sorte de grande houle, qui a la force et l’ampleur de certains beaux textes romantiques – même si l’auteur, par ailleurs, rejette toute accointance avec le romantisme. Avec une coupure brusque à la fin, qui clôture, mais pas définitivement : en attente :

des voyages immobiles, des femmes qui fredonnent aux enfants sans colère, quand vous serez une île, et la mer et la barque, une façon de rire et de dire la joie de se perdre, le matin pour découvrir le soir, quand vous serez.

Et puis, à la page 28, le ton change tout à fait, et c’est une autre phrase qui sert de leitmotiv : Ça, je le sais, sans que cela réponde à toutes les questions, à toutes les angoisses : ce qu’il sait, en fait, c’est la nostalgie d’une certaine enfance,, ou de choses que l’enfant sait et que l’adulte a oubliées. Une sorte de paradis perdu : le monde des adultes qui pouvait paraître, aux yeux de l’enfant, un accomplissement total, voilà qu’il laisse les questions ouvertes, avec en plus un goût de revenez-y. Un passage superbe.

Bien sûr écrire est une question d’enfance mais ne pas écrire ?, demande-t-il p.36. Et il reprend, p.44 : Une eau qui coule de l’enfance me piquette les pieds.

Oui, c’est bien cela, une force de la nature, ancrée au plus profond de nos rêves, de notre enfance, et qui nous prend pour ne plus nous lâcher, entraînant avec elle toutes nos compromissions, nos faux-semblants, pour en nouer la gerbe de quelques instants précieux entre tous. Et voilà que me revient en mémoire le poème de Milosz :

Dans un pays d’enfance retrouvée en larmes,

Dans une ville de battements de coeur morts,
(De battements d’essor tout un berceur vacarme,
De battements d’ailes des oiseaux de la mort,
De clapotis d’ailes noires sur l’eau de mort.

 

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En lisant, en écoutant…

Posté par traverse le 24 avril 2013

 

En lisant, en écoutant... images-15

www.espace-livres.be 

www.espace-livres.be : une formidable sonothèque culturelle

 

Depuis son lancement en 2010, la webradio « espace-livres.be » est devenue une formidable sonothèque littéraire et culturelle. D’un simple « clic », le visiteur peut choisir une des dizaines de rencontres d’Edmond Morrel  avec des romanciers, auteurs de BD, essayistes.

 

Ce sont principalement des auteurs issus de la francophonie qui ont répondu à l’invitation d’Edmond Morrel (France, Haïti, Québec, Congo, Sénégal, Suisse etc). Parmi eux des « stars » ( de Jean d’Ormesson à Eric Emmanuel Schmitt en passant par Dominique Lapierre, Bernard Pivot et Richard Bohringer) et des nouveaux-venus, des « people » ( Claude Lelouch, Michel Drucker, Philippe Bouvard,) et des « pointus » (Alain Rey, Elisabeth Roudinesco, Albert Jacquart, Michel Serres, etc) Quelques incursions hors de la littérature francophone ont valu au chroniqueur des rencontres avec Mo Yan, Ken Follet, James Ellroy.

 

Espace-livres.be réunit différentes rubriques dans lesquelles sont mises en ligne les rencontres (BD, littérature, essais, contes, entre les lignes) auxquelles s’ajoute la chronique hebdomadaire de Jacques De Decker : « La Marge ».

 

Espace-livres.be n’a pas oublié son ancrage en Belgique francophone. Plus de 7O auteurs (certains à plusieurs reprises) ont été conviés par Edmond Morrel à enregistrer un entretien à l’occasion de la parution de nouveaux ouvrages. Des émissions (d’une durée de 20 à 50 minutes) offrent ainsi une occasion d’aller à la rencontre de ces écrivains d’ « Outre-Quiévrain », comme disent les voisins hexagonaux.

 

Quelques auteurs belges récemment interviewés par Edmond Morrel

au micro de la webradio www.espace-livres.be

 

  1. François Emmanuel: http://www.espace-livres.be/Francois-Emmanuel-le-murmurant?rtr=y
  2. Jean-Louis Lippert: http://www.espace-livres.be/Jean-Louis-Lippert-l-aede?rtr=y
  3. Jean-Baptiste Baronian: http://www.espace-livres.be/Baronian-le-roman-de-Rimbaud-a?rtr=y
  4. Patrick Declerck : http://www.espace-livres.be/Patrick-Declerck-la-litterature?rtr=y
  5. Henri Roanne-Rosenblatt: http://www.espace-livres.be/Le-cinema-de-Saul-Birnbaum-le?rtr=y
  6. Catherine d’Oultremont: http://www.espace-livres.be/Catherine-d-Oultremont-un-roman?rtr=y
  7. Martine Cornil: http://www.espace-livres.be/Martine-Cornil-la-voie-de-la?rtr=y
  8. Michel Joiret: http://www.espace-livres.be/Madame-Cleo-le-dernier-roman-de?rtr=y
  9. Anne Richter (à propos de Roger Bodart) : http://www.espace-livres.be/La-Route-du-sel-de-Roger-Bodart-a?rtr=y

 

10. Françoise Pirart: http://www.espace-livres.be/Sans-titre?rtr=y

 

11. Eric Brogniet: http://www.espace-livres.be/A-la-table-de-Sade-d-Eric-Brogniet?rtr=y

 

12. Yvon Toussaint: http://www.espace-livres.be/Yvon-Toussaint-ecouter-battre-le?rtr=y

 

13. Amélie Nothomb : http://www.espace-livres.be/Oui-Barbe-Bleue-c-est-moi?rtr=y

 

14. Caroline Lamarche : http://www.espace-livres.be/La-Chienne-de-Naha-de-Caroline?rtr=y

 

15. Jean Louvet : http://www.espace-livres.be/Le-troisieme-volume-du-theatre?rtr=y

 

16. Francis Danemark : http://www.espace-livres.be/Ecoutez-Francis-Danemark-au-micro?rtr=y

 

17. Patrick Roegiers : http://www.espace-livres.be/Le-Bonheur-des-Belges-la-Belgique?rtr=y

 

18. Colette Nys-Mazure : http://www.espace-livres.be/Ecoutez-Colette-Nys-Mazure-et?rtr=y

 

19. Charly Delwart : http://www.espace-livres.be/Ecoutez-Charly-Delwart-au-micro-d?rtr=y

 

20. Ariane Lefort : http://www.espace-livres.be/On-ne-va-pas-se-quitter-comme-ca?rtr=y

 

21. Françoise Lison-Leroy : http://www.espace-livres.be/Ecoutez-Francoise-Lison-Leroy-au?rtr=y

 

22. Luc Dellisse : http://www.espace-livres.be/Ecoutez-Luc-Dellisse-au-micro-d,1723?rtr=y

 

23. Alain Beerenboom : http://www.espace-livres.be/La-recette-du-pigeon-a-l-italienne?rtr=y

 

24. Marc Lobet : http://www.espace-livres.be/Le-naufrage-de-l-hippocampe-de?rtr=y

 

25. Richard Miller : http://www.espace-livres.be/Ecoutez-Richard-Miller-au-micro-d?rtr=y

 

26. Geneviève Damas : http://www.espace-livres.be/Si-tu-passes-la-riviere-le-roman?rtr=y

 

27. François Weyergans : http://www.espace-livres.be/Royal-Romance-le-dernier-Weyergans?rtr=y

 

28. Bernard Dan : http://www.espace-livres.be/Ecoutez-Bernard-Dan-au-micro-d?rtr=y

 

29. Philippe Jones : http://www.espace-livres.be/Ecoutez-Philippe-Jones-au-micro-d?rtr=y

 

30. Alain Bertrand : http://www.espace-livres.be/Le-lait-de-la-terre-un-roman?rtr=y

 

31. Benoît Peeters : http://www.espace-livres.be/Derrida-et-Trois-ans-avec-Deridda?rtr=y

 

32. Henri Vernes : http://www.espace-livres.be/Entretien-avec-Charles-Henri?rtr=y

 

33. Vincent Engel : http://www.espace-livres.be/Le-mariage-de-Dominique-Hardenne?rtr=y

 

34. Françoise Lalande : http://www.espace-livres.be/La-seduction-des-hommes-tristes?rtr=y

 

35. Marianne Sluszny : http://www.espace-livres.be/Le-frere-du-pendu-un-roman-de-la?rtr=y

 

36. Elise Bussière : http://www.espace-livres.be/EcoutezElise-Bussiere-au-micro-d?rtr=y

 

37. Marie-Eve Stenuit : http://www.espace-livres.be/Ecoutez-Marie-Eve-Stenuit-au-micro?rtr=y

 

38. Soline de Laveleye : http://www.espace-livres.be/Ecoutez-Soline-de-Laveleye-au?rtr=y

 

39. Véronique Sels : http://www.espace-livres.be/Ecoutez-Veronique-Sels-au-micro-d?rtr=y

 

40. Daniel Simon : http://www.espace-livres.be/Ecoutez-Daniel-Simon-au-micro-d,1197?rtr=y

 

41. Armel Job : http://www.espace-livres.be/Ecoutez-Armel-Job-au-micro-d?rtr=y

 

42. Paul Emond : http://www.espace-livres.be/L-homme-aux-lunettes-blanches-et?rtr=y

 

43. Pierre Mertens : http://www.espace-livres.be/Les-eblouissements?rtr=y

 

44. Kitty Crowther : http://www.espace-livres.be/Le-petit-homme-et-Dieu-le-dernier?rtr=y

 

45. Ben Durant et Roger Dewint : http://www.espace-livres.be/Le-careme-du-chat?rtr=y

 

46. Jacques De Decker : http://www.espace-livres.be/Modeles-reduits-de-Jacques-De?rtr=y

 

47. Thierry Horguelin : http://www.espace-livres.be/La-nuit-sans-fin-de-Thierry?rtr=y

 

48. Dominique Loreau : http://www.espace-livres.be/Loin-de-Bissau?rtr=y

 

49. Bérengère Deprez : http://www.espace-livres.be/Le-sablier-du-jour?rtr=y

 

50. Corinne Hoex : http://www.espace-livres.be/Decidement-je-t-assassine?rtr=y

 

51. William Cliff : http://www.espace-livres.be/Les-sonnets-de-Shakespeare?rtr=y

 

52. Jean-Philippe Toussaint : http://www.espace-livres.be/Ecoutez-Jean-Philippe-TOUSSAINT-se?rtr=y

 

53. Jan Baetens : http://www.espace-livres.be/JAN-BAETENS-pour-une-poesie-du?rtr=y

 

54. Daniel Soil : http://www.espace-livres.be/Ineluctable-un-roman-sensible-sur?rtr=y

 

55. Julos Beaucarne : http://www.espace-livres.be/Mon-petit-royaume-le-poete-Julos?rtr=y

 

56. Pascal Vrebos : http://www.espace-livres.be/Nom-VREBOS-Prenom-Pascal?rtr=y

 

57. Gérard Adam : http://www.espace-livres.be/Le-nouveau-roman-de-gerard-adam?rtr=y

 

58. Jean-Marie Klinkenberg : http://www.espace-livres.be/La-Belgique-existe-Deux-mois-par?rtr=y

 

59. Sandrine Willems : http://www.espace-livres.be/Eros-en-son-absence?rtr=y

 

60. Georges Lebouc : http://www.espace-livres.be/Eros-en-son-absence?rtr=y

 

61. François Ost : http://www.espace-livres.be/Ecoutez-Francois-Ost-au-micro-d?rtr=y

 

62. Hippolyte Wouters : http://www.espace-livres.be/Ecoutez-Hippolyte-Wouters-au-micro?rtr=y

 

63. Daniel Salvatore Schiffer : http://www.espace-livres.be/Ecoutez-Daniel-Salvatore-Schiffer?rtr=y

 

64. Isabelle Barry : http://www.espace-livres.be/Ecoutez-Isabelle-Bary-et-Caroline?rtr=y

 

65. Hughes Robaye : http://www.espace-livres.be/Ecoutez-Hugues-Robaye-au-micro?rtr=y

 

66. Christopher Gerard : http://www.espace-livres.be/Bruxelles-a-un-nouveau-Pieton?rtr=y

 

67. Florence Richter : http://www.espace-livres.be/Fabuleux-voyous?rtr=y

 

68. Frank Pierobon : http://www.espace-livres.be/La-tragedie-du-regard?rtr=y

 

69. Nicolas Vadot : http://www.espace-livres.be/Maudit-Mardi-de-Nicolas-Vadot,1839?rtr=y

 

70. David Vandermeulen : http://www.espace-livres.be/Ric-Remix-une-exposition-et-un?rtr=y

 

71. François Schuiten : http://www.espace-livres.be/La-Douce-de-Schuiten-de-toute?rtr=y

 

72. Giuseppe Santoliquido : http://www.espace-livres.be/L-audition-du-docteur-Fernando?rtr=y

 

73. Roland Beyen : http://www.demandezleprogramme.be/Correspondance-de-Michel-de

 

 

http://www.espace-livres.be/

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Literature Night du 16 mai.

Posté par traverse le 24 avril 2013

 http://www.literaturenights.eu/2013/city/brussels/?lang=fr

Musée des Lettres et Manuscrits

-          Horaires : 19h>19h30 + 20h30>21h

 Musée des Lettres et Manuscrits

Galerie du Roi 1

Literature Night du 16 mai.

 J’aurai le plaisir de lire des extraits de ces deux écrivains, belge et tchèque.

Mon homologue néerlandophone sera Jeroen Olyslaegers

Michel Torrekens / Belgique

Michel Torrekens est né à Gembloux le 25 avril 1960. Depuis 1990 il signe des articles et des critiques de livres pour le journal Le Ligueur dont il est rédacteur en chef adjoint depuis 1996. Par ailleurs il est membre du Conseil de rédaction de la revue de critique littéraire Indications et y a publié plusieurs analyses de romans. Il est également chroniqueur de la revue Le Carnet et les Instants et y lance en 2010 une nouvelle rubrique intitulée « Mon éditeur et moi ». Il publie régulièrement des nouvelles dans des revues telles que La Revue générale, Marginales, Europe, Le Spantole, Archipel, etc. Il est l’auteur de trois publications chez des éditeurs belges, suisses et français : L’herbe qui souffre (1997), Fœtus fait la tête (2001), Le géranium de Monsieur Jean (2012).

 

Le Géranium de Monsieur Jean

Comment vivre dans un espace de quelques mètres carrés ? Son confinement conduit Monsieur Jean à retrouver des petits bonheurs oubliés : le toucher d’une peau aimée, la saveur d’un verre d’eau, l’odeur de l’herbe coupée, la vision fugitive d’un vol de martinets… L’existence ne l’a pas épargné ‒ ce n’est qu’à la fin du livre que s’éclaircira le mystère de la disparition de sa femme au Pérou ‒ mais Monsieur Jean espère encore secrètement une ultime réconciliation. Avec lui-même et avec ses proches… Récit simple et pudique, Le Géranium de Monsieur Jean pourrait faire sienne la phrase de Jean-Jacques Rousseau : « J’ai retrouvé la sérénité, la tranquillité, la paix. »

 

 Lojze Kovačič / Slovénie

Lojze Kovačič est né en 1928 à Bâle, d’un père slovène et d’une mère allemande. En 1938, la famille est expulsée de Suisse et doit s’installer sur le territoire de l’actuelle Slovénie. Kovačič a vécu une enfance difficile dans un grand dénuement et, tout juste à sa majorité, a souvent connu des démêlés avec les autorités à cause de ses écrits. Ses œuvres sont largement autobiographiques et traitent régulièrement de sujets existentiels comme la vie et la mort, le déplacement et l’exil, le rêve et la réalité. Kovačič a obtenu de nombreux prix littéraires, y compris la plus haute reconnaissance nationale slovène dans le domaine de la création artistique, le prix Prešeren. Il est mort à Ljubljana, en 2004.

Les Immigrés

Traduction : Andrée Lück Gaye

Sa trilogie autobiographique Les Immigrés (1984-1985) a été élue « roman du siècle » par les critiques littéraires slovènes et a été traduite en allemand, français, espagnol et néerlandais. Le roman s’ouvre sur l’expulsion de sa famille de Bâle. Pour le narrateur de dix ans, cela ne s’apparente au début qu’à une aventure. Il ne comprend pas ce qui se trame et décrit le voyage avec une naïveté déconcertante. Ce n’est qu’arrivé en Slovénie qu’il commence à saisir que le déclin de sa famille est inévitable. La Slovénie, le pays féérique, devient l’enfer, un abîme social, culturel et mental. Kovačič décrit méticuleusement, avec audace et sincérité le monde objectif de tous les jours, dans un style limpide et direct.

 

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Différent et décalé

Posté par traverse le 22 avril 2013

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La langue morte du jour …Circule essentiellement essentiellement dans les milieux cultureux

à tendance zéro, destructeurs de langage et baliseurs de bêtise):

« De plus, nous aborderons la question 
sous un point de vue différent et décalé grâce… »
(à propos d’une Journée de prévention contre le racisme)

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La jeune femme tient son bébé sur le bras gauche

Posté par traverse le 21 avril 2013

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La jeune femme tient son bébé sur le bras gauche et sa cigarette dans la main droite. Il crie, elle fume, nous parlons, elle allume une autre cigarette, je lui propose d’ouvrir la fenêtre, non, il va prendre froid, en le serrant maternellement contre son sein. Je me tais, un ange passe, le bébé se calme. De la musique turque  inonde la pièce. Des vedettes, des stars, des voix, des lamentos, des sucreries d’amour. « Je suis allée à Auschwitz, c’était bien organisé » et elle embrasse son enfant avec tendresse.

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Ateliers d’écriture d’été

Posté par traverse le 17 avril 2013

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Je fais mon cinéma

Du 1 au 5 juillet 2013 de 10 à 17h 

De l’écriture du scénario à la réalisation, au jeu et au montage. (Les films seront projetés en public dans le cadre des Curieux dimanches)

Avec deux animateurs et professionnels de l’écriture et du cinéma, offrez-vous un voyage dans l’image et dans votre rêve de cinéma. Ecrire, jouer, réaliser, c’est possible dans le cadre de « Je fais mon cinéma ».

Pour jeunes (ou moins jeunes) à partir de 15 ans à la bibliothèque Sésame (Bd Lambermont, 200 – 1030 Schaerbeek)

Animateurs: Jacques Deglas (cinéaste, vidéaste) et Daniel Simon (scénariste)

PAF : 150 € / 80 € pour les Schaerbeekois – Payables en trois fois au compte 068-2144376-24 de Traverse asbl

Dans le chaud des histoires

Du 8 au 12 juillet 2013 de 14 à 17h

Des textes, des fictions, … Une semaine d’écriture et de lecture dans la liberté de l’aventure et de la création. Ecrire dans l’atelier, lectures et réactions individuelles et collectives. Un suivi attentif de chaque texte en cours.

Atelier d’écriture fictions adultes à la bibliothèque Mille et une pages (Place dela Reine, 1 – 1030 Schaerbeek)

Animation: Daniel Simon

PAF: 110 € – Compte 068-2144376-24 de Traverse asbl

RĖCIT BIOGRAPHIQUE,

FICTION ET PHOTOGRAPHIE…

Du 5 au 9 août 2013 de 14 à 17h

Des photographies familiales, privées qui servent de bases à des récits biographiques ou de fiction… Faire de l’intime une histoire à transmettre…

Se retrouver face à la photographie et écrire sur ce qui se passe dans et hors l’image choisie pour renouer avec des récits personnels importants et les fixer par l’écriture.

Atelier d’écriture à la bibliothèque Sésame (Bd Lambermont, 200 – 1030 Schaerbeek)

Animation: Daniel Simon

PAF: 110 € – Compte 068-2144376-24 de Traverse asbl

Renseignements/inscriptions :

Daniel Simon (Ecrivain, éditeur, animateur d’atelier d’écritures) — 86/14 avenue Paul Deschanel – 1030 Schaerbeek
Tél. : 00.32.2.216.15.10 ou 00.32.477.76.36.22

Site : http://www.traverse.be  et Blog : http://traverse.unblog.fr

daniel.simon@skynet.be

Toute l’année, des Ateliers d’écriture de fiction ont lieu le samedi matin à la Bibliothèque Mille et une Pages (10-13 h) et des Ateliers d’écritures de Récits de vie (Tables de Mémoire) à la Bibliothèque Sésame le lundi après-midi (14-17h).

A l’initiative de M. Sadik Köksal, Echevin dela Culture française.

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Le temps qu’il nous reste

Posté par traverse le 17 avril 2013

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http://www.traverse.be/feuillets-de-corde.php

Les Feuillets de corde N° 9… http://feuilletsdecorde.unblog.fr/2013/04/16/le-temps-quil-nous-reste/

 

 

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La répétition

Posté par traverse le 2 avril 2013

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Carine Jacques

Tout avait brûlé. L’appartement, les meubles, les livres, les photos, les souvenirs, les raisons de rester. Il était parti. Il avait loué un meublé, faisait ses heures au travail, écoutait la musique du monde se désaccorder. Il venait de quitter l’orchestre, les oreilles vides, le cœur enfin léger, il avait rompu.

 

Il fallait tenir ses nerfs pour les détendre parfois dans de brèves et laborieuses jouissances et regarder la neige tomber en été sans surprise. Il était devenu un vague salaud à force de se regarder de travers. Il esquivait, mâchait ses frustrations comme une vieille chique et crachait son jus en attendant mieux

 

Ses amis disparaissaient sans reprendrecontact, des femmes trainaient dans sa mémoire et aucune dans son lit. Il avait peu de temps et trop de choses encore à faire. Il regardait la terre comme un endroit familier qu’il oublierait vite. Quelques coins de ciel l’obsédaient. L’océan s’éloignait de lui à chaque nouvelle marée

 

Il ne se prenait plus pour quoi ni qui que ce soit, un peu de liberté lui avait allégé les épaules et il sentait que son temps commençait à se muer en souvenir. Son médecin lui avait donné sept mois, une éternité. Sept ans, sept jours, sept mois…Ca ne changeait pas grand-chose à l’affaire,  l’irrémédiable panne devait arriver alors tant qu’à faire, autant qu’il en connaisse les circonstances.

 

1.

 

Bricmont fait la grimace, il a mal au ventre. C’est la fête du 1er Mai, des banderoles, des discours hargneux, des cris sans conviction, des farandoles en chantant la Carmagnole, de la joie finalement, comme par enchantement le soleil est de la partie, des couples dansent sur la place.

 

Les frottis frottas des corps faussement familiers dans ces fêtes surjouées ne l’amusent pas. Une noire aux yeux verts s’approche de lui en agitant des fanions rouges, elle lance à Bricmont un joli sourire. Il essaye de se défiler, tourne la tête, la femme est si belle dans toutes ces couleurs qu’il ne sent pas à la hauteur de cette joie de vivre évidente. Mais elle insiste, elle l’attrape par le col de sa veste et t’attire à elle en lui disant qu’ils sont cousins et que ça se fête. Elle éclate de rire en voyant sa tête, « Cousins ? ».

 

« Bruxelles-Kinshasa, c’est de la même famille, non?, demande la femme en se plantant tout d’un coup devant lui sans bouger.

-         C’est vrai, reconnaît Bricmont, on a pas mal de secrets en commun, et des enfants métis dans les deux camps…

-         Alors, à la famille, viens boire un verre à sa santé, allez viens…Et elle tire Bricmont par la main vers un bar de fortune installé au pied de l’orchestre.

 

Bricmont se laisse entraîner sans se faire prier, soudain, il se sent plus léger, quelque chose est en train d’arriver, la femme semble si joyeuse qu’elle contamine tout autour d’elle et ce ne sont que rires et embrassades jusqu’au comptoir.

 

«  Moi, c’est une bière, dit la femme, et toi ?

-         Comme toi, à une condition…

-         Déjà ?

-         Ton nom ? Je ne trinque pas avec des inconnues, et il rit de bon cœur. Il se trouve gauche et il aime ça.

-        Denise !

-        Denise…

-         Ngalula,Denise Ngalula, je suis de Kin, à Bruxelles depuis vingt-cinq ans maintenant, j’ai même appris à aimer l’hiver et la neige !

-         Tu es seule ici ? Moi, c’est Jacques…

-         A ta santé monsieur…

-         Bricmont, Jacques Bricmont…

-         Oui, avec deux enfants, t’inquiète on n’est pas vraiment seuls…A ta santé, Jacques !

-         A la famille, lance Bricmont en regardant vaguement vers le ciel. »

 

Ca l’étonne, cette façon d’y croire en prononçant ces mots. Ca l’envahit d’un coup, il a peut-être raté un épisode mais il croit reconnaître ce sentiment qui commence à irriguer son corps endormi.Denise insiste pour qu’ils aillent manger un morceau dans une nganda de sa copine, on y sert des plantains délicieux, il aimera, c’est sûr.

 

Et les voilà partis bras dessus, bras dessous. L’après-midi s’est accrochée aux nuages et la nuit est arrivée sur eux légèrement comme pour les isoler encore du monde qu’ils devraient rejoindre bientôt. Denise a embrassé Jacques et Jacques a embrassé Denise. Ils sont rentrés chacun chez soi, « Les enfants, tu comprends… », a dit Denise et Jacques comprenait. Le lendemain, ils se sont revus et le surlendemain et les autres jours de la semaine. Bricmont se sentait tellement mieux, Denise le rassurait et lui offrait le plus important, de la joie.

 

Cela dura jusqu’à la fin de l’été. Les enfants deDenise avaient adopté Jacques et Jacques apprenait à les aimer. Il retourna à l’hôpital pour un nouveau bilan. Ca ne valait pas la peine de se lancer dans cette histoire si c’était pour se défiler au dernier coup de gong. Les résultats étaient stationnaires mais rien  ne semblait  avoir empiré, e médecin lui annonça qu’il devrait revenir dans un mois.

 

Le mois passa sans que Jacques ne parle de sa situation à Denise. Le jour de la visite, elle l’attendait à l’entrée de l’hôpital dans un grand manteau de laine. L’automne les avait rejoints et leur relation avait pris cette consistance qui donne aux êtres le sentiment de ne plus se sentir flotter dans un univers sans limites. Ils s’aimaient, se l’étaient dit avec simplicité, ils avaient pleuré, avaient appelé les enfants pour leur annoncer qu’ils allaient essayer de vivre ensemble. Les enfants n’étaient pas étonnés, ils approuvèrent, les embrassèrent et repartirent jouer.

 

« Mon chéri, qu’est-ce que tu fais là ? dit Bricmont en lui tenant les mains.

-         Monsieur Bricmont Jacques, vous n’allez quand même pas me laisser croire que vous me prenez pour une naïve ? J’ai vu les médicaments à la salle de bains, dans ta trousse, je rangeais,  ils sont tombés. J’ai regardé la notice et j’ai compris. Tu vas un rendez-vous important aujourd’hui, à huit heures, tu as dit. Tu es rentré chez toi hier pour te préparer, disais-tu, j’ai compris, mon amour, c’est tout. Si je me trompais, tant mieux, si j’avais raison, nous serons mieux à deux pour connaître la suite.»

 

Avant sa rencontre avec Denise, Bricmont était au bord, toujours le bord était en lui et un  pas de côté pouvait le faire vaciller. Alors, il allait en courant en tentant d’échapper à cette fascination du trou dans lequel il pourrait tomber. A cet instant, il se voyait plonger.Denise venait de lui donner plus qu’il n’avait jamais reçu et il se sentit l’homme le plus misérable de la terre de ne pas lui avoir dit toute la vérité plus tôt. Ils se prirent la main et patientèrent dans la salle d’attente en silence. Bricmont était apaisé,Denise avait peur mais elle souriait à Jacques et la visite terminée, ils décidèrent de vivre ensemble, quoiqu’il advienne.

 

2.

 

L’installation de la nouvelle famille se fit rapidement dans un appartement un peu plus vaste. L’hiver avait tout saisit à la gorge d’un seul coup. La ville était ralentie et les hommes peinaient à maintenir le rythme accéléré du temps. La famille Bricmont-Ngalula profita de cette saison de confinement pour ajuster ses marques. Denise avait ses enfants chevillés au corps. Michel et Caro âgés de cinq et de sept ans tentaient tout pour grignoter chaque jour des petits morceaux de liberté supplémentaires. Ca fatiguait Denise. Jacques n’y trouvait pas grand chose à redire, « Ce sont des petits, répétait Jacques le soir à sa femme, des petits anges, des enfants d’amour, laisse-leur un  peu de mou… » Denise resta ferme. Elle ne lâcherait pas la bride sur le cou de ses trésors, elle devait tenir bon, elle avait dû toujours mener sa barque seule et n’avait pas encore pris l’habitude de s’en remettre au deuxième rameur…

 

Jour après jour, il fallait recadrer, rappeler, expliquer. Jacques qui n’avait jamais connu de la vie que les amertumes des perdants, avait pris goût à cette nouvelle place que Denise lui avait offert. Mais lentement, c’était de douceur et de maternage que Jacques se mit à rêver. Il consolait, racontait des histoires, entourait Denise de cette tendresse dont elle n’avait pas profité depuis si longtemps. Ses enfants recevaient son amour et son amour devait parfois être dur comme le diamant. Elle savait que si elle chutait, elle ne pourrait pas se relever. Quand le père des enfants était mort, elle avait cru devenir folle. Peu à peu, elle avait appris à jouer au père et à tenter d’être une mère. Mais les deux rôles étaient écrasants. Elle se trompait parfois de texte ou devait improviser.

 

Jacques retourna tous les mois à l’hôpital, il semblait aller mieux, ses analyses n’étaient plus alarmantes. Il reprenait du poil de la bête.Denise était heureuse et les enfants grandissaient. Un jour, le médecin lui demanda, à la clôture de la visite habituelle, ce qu’il avait changé dans son hygiène de vie. Jacques lui raconta leur histoire en quelques mots et soudain il comprit ; d’un trait, la phrase se forma et il la prononça avec une joie ineffable, « Je crois que je suis devenu une meilleure mère ! ».

 

Quand il rapporta cette phrase à Denise, elle éclata de rire et lentement des larmes se mirent à couler le long de ses joues. « Oui, je crois, que tu es une bonne mère et je suis meilleure moi aussi, depuis que tu as retiré de mes épaules ce costume si lourd que je devais porter pour ne pas tomber. Tu me permets de remettre la douceur au cœur de ma vie et cette douceur n’est pas dangereuse, elle n’est pas fade, molle. Nous sommes père et mère chacun mais c’est moins lourd grâce à toi Jacques… ». Ils se serrèrent dans les bras, ils n’étaient pas sûrs de comprendre tout ce qui était en train de changer en eux,  mais ils savaient  que cela valait mieux que ce qu’ils avaient fait jusqu’à présent.

 

L’été arriva. Jacques apprit que sa guérison n’était pas encore garantie mais que la rémission était certaine. C’était du temps de gagné pour jouer leur nouvelle vie.Denise et Jacques avaient le sentiment de répéter ce qui serait peut-être un jour à peu près au point, ils ne savaient pas quand mais ils avaient la nette impression de découvrit en eux quelque chose de neuf et qui avait toujours été là.

 

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