Atelier écriture Leuze/2

Posté par traverse le 15 décembre 2013

écrivain

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Dans l’atelier, très vite, l’emballement (!) est au centre du processus d’écriture, il faut s’y mettre, se jeter à l’eau, sinon, l’hésitation, la réflexion trop ordonnée entravent.

Il s’agit de se laisser aller dans la fluidité des incarnations que nous pouvons solliciter. Il suffit souvent de tirer le fil, de tendre l’idée, d’aller un peu plus loin que prévu et ça y est, ça décolle.

Il suffit? Comme vous y allez… En fait, écrire, c’est se donner une liberté, pas un laisser-aller.

Ecrire se fonde sur l’ouïe autant que sur la mémoire. Ecouter la langue, la laisser résonner en soi, se défaire des facilités molles, couper le son au tranchant de la langue le langage et la communication, tendre l’oreille jusqu’à l’entendement et non l’audition…

« J’écris avec les oreilles » Valère Novarina (et Flaubert le disait autrement…)

Ecrire, c’est faire du son qui a du sens. Et pas construire du sens qui se méfierait des coups de sang du son…

Ca se passait à Leuze mercredi.  Lors à la deuxième séance déjà des textes sont partis en fusée, des intimités de mémoire se sont dépliées et mises en forme. Ca y est , c’est l’aventure qui est sur les rails et nous sollicite.

Ecrire, c’est distinguer le vraisemblable du chaos, non le vrai du faux.

Une prochaine séance est prévue de 14 à 17h ce samedi 21 décembre…

Bienvenue…
DS.

 » (…)L’imagination, me semble-t-il, est une façon de ramener à la mémoire un événement que l’on n’a pas vécu (ou certainement pas directement, ou entièrement,…) mais dont on sait suffisamment de choses que pour en faire sa propre expérience. Cette imagination s’appuie donc sur une expérience à côté du semblant de réel passé dans la fiction. Cette imagination appelle à elle pour se développer un carburant qui n’est pas le « réel » mais le « vécu ». Le vécu étant ce qui reste de notre expérience flottante passée par le récit.

Il n’y aurait donc pas de vécu sans récit ? Je dirais plutôt qu’il n’y a pas de vécu auquel l’acteur-narrateur peut rendre justice sans récit.

Et ce passage par le récit, c’est l’imagination. Ce passage par le récit conditionne la vraisemblance, la vérité, la sincérité, le sentiment de réel du lecteur, … (…) »

DS

fichier pdf Imagination et vécu collectif

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